08 juin 2016

Fermeture du camp de Dadaab : il faut garantir la sécurité des réfugiés

Le gouvernement du Kenya a déclaré son intention de fermer Dadaab, en novembre 2016. Le plus grand camp de réfugiés au monde accueille aujourd’hui 350 000 personnes, dont la plupart sont originaires de Somalie. L’ONG CARE rappelle que le pré-requis du renvoi de réfugiés est de pouvoir garantir leur sécurité dans leur pays d’origine. Or, la situation en Somalie est toujours très instable. 

En mai dernier, le gouvernement du Kenya a annoncé qu’il avait dissout le Service national pour les réfugiés, qui est en charge d’enregistrer et d’apporter une protection aux réfugiés présents au Kenya. La semaine dernière, des porte-paroles du gouvernement ont déclaré que le camp de réfugiés de Dadaab, créé il y a 25 ans, fermerait en novembre 2016. 

CARE rappelle qu’il est primordial de respecter le droit des réfugiés à rentrer chez eux de manière volontaire et à vivre dans la sécurité et la dignité. 

« 350 000 personnes vivent actuellement à Dadaab. La plupart aimeraient rentrer chez elles, si elles le pouvaient. Mais la situation en Somalie est toujours très instable », explique Bogdan Dumitru, directeur du bureau CARE au Kenya. 

Qui plus est, beaucoup de réfugiés somaliens, qui vivent actuellement à Dadaab, ont tout perdu durant leur fuite. Et il faut penser aux nouvelles générations qui sont nées dans le camp et n’ont aucun lien avec leur pays d’origine.

« S’il faut saluer la solidarité du Kenya en faveur de milliers de réfugiés au cours de ces dernières décennies, les discussions entre les gouvernements du Kenya, de la Somalie et la communauté internationale doivent se poursuivre afin de garantir les droits des réfugiés », poursuit Bogdan Dumitru.

Les ONG, l’ONU et la communauté internationale doivent également avancer sur la question des réfugiés en situation prolongée afin de développer des solutions à plus long terme. 

« La communauté internationale doit se mobiliser pour que les personnes, obligées de fuir leur pays, ne soient pas oubliées pendant des générations. Un premier pas serait un engagement politique afin de mettre fin aux conflits qui empêchent le retour des réfugiés dans leur pays », conclut Bogdan Dumitru.

L'action de CARE au Kenya

CARE est présente à Dadaab depuis l'ouverture du camp en 1991. Nos équipes sont mobilisées pour répondre aux besoins des réfugiés en matière d’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène, d’éducation, d’égalité de genre, de distribution alimentaire et de développement de moyens de subsistance.