17 février 2018

Niger : le coucous ou les graines de l'autonomisation des femmes

Dans le village de Tamroro, une centaine de femmes ont uni leur force pour créer une petite entreprise agricole. Soutenues par CARE, elles ont pu augmenter leurs revenus et aident désormais à nourrir leur village.

L'association humanitaire CARE aide les femmes au Niger
© 2018 / CARE

Dans leur petite « usine » située au cœur du village, 132 femmes travaillent ensemble pour transformer le millet qu’elles cultivent sur leur exploitation agricole qui se trouve non loin de là, à l'extérieur de la ville. Les jeunes femmes s’occupent de broyer le millet en poudre, tandis que les femmes plus âgées le traitent pour en faire du bassi, une sorte de couscous très populaire au Niger.

Auparavant, les femmes broyaient le millet à la main. C’était une tâche longue et ardue qui ne leur permettait pas de produire assez de bassi pour subvenir à leurs propres besoins. Avec le soutien de CARE, les femmes se sont rassemblées pour créer une association villageoise d’épargne et de crédit. En mettant leurs économies en commun, elles ont pu acheter un moulin à farine qui leur permet de concasser le millet à plus grande échelle. Aujourd’hui, les femmes produisent plus de bassi en moins de temps.

Des femmes au Niger soutenues par l'association CARE
© 2018 / CARE

« Aujourd’hui, nous produisons du bassi pour toute notre communauté. Et cette activité nous a fait gagner assez d’argent pour acheter une charrette avec laquelle nous pouvons nous rendre jusqu’au centre de santé », explique Ramatou Hassane, la présidente du groupe d’épargne.

CARE les accompagne à développer leur activité et leur dispense des séances d’alphabétisation et de leadership. Ces femmes sont fières de pouvoir apporter une contribution durable à leur village et de participer désormais aux décisions de leur communauté.