19 avril 2018

Lutter contre les violences sexuelles au Cambodge : « Tu sais que tu m'excites. »

« Mate la petite. Elle a une sacrée paire de seins. », « Tu sais que tu m'excites ». Chaque jour, Arruny est victime de harcèlement sexuel dans l’usine où elle travaille. Découvrez son témoignage poignant en vidéo, ainsi que les actions de CARE pour lutter contre les violences sexuelles au Cambodge.

« Ne le prends pas sérieux, ils rigolent avec toi. »

« "Mate la petite. Elle a une sacrée paire de seins.", "Tu sais que tu m'excites". Au travail, les hommes me font des remarques déplacées. Ils s'approchent des femmes qui travaillent et tentent de nous embrasser, de nous toucher. Quand j’en parle aux responsables de l’usine, ils ne comprennent pas. Ils me disent "Ne le prends pas sérieux, ils rigolent avec toi." »

Au Cambodge, une femme sur trois travaillant dans l’industrie textile a été victime de violences sur son lieu de travail.

« Nous éprouvons toutes beaucoup de colère, mais nous la gardons pour nous. Les journées sont longues et le travail est épuisant. Les hommes peuvent nous faire ce qu'ils veulent. Nous ne sommes que des travailleuses… », raconte Arruny, les larmes aux yeux.

Agir concrètement contre les violences sexuelles

Pour mettre fin au fléau des violences sexuelles au Cambodge, CARE travaille avec des entreprises textiles, des infrastructures touristiques et des entreprises du bâtiment.

Nos équipes contribuent à la mise en place de politiques internes contre le harcèlement sexuel et d’actions concrètes de sensibilisation. Des formations sont également réalisées auprès des femmes afin qu’elles puissent faire respecter leurs droits. Ces actions ont des impacts immédiats : les craintes de harcèlement sexuel ont baissé de 20 % pour les travailleuses de sept usines du pays.

Rejoignez notre mobilisation mondiale : Au boulot #ViolenceZero !

Près d'une femme sur deux a été victime de violence ou de harcèlement sexuel sur son lieu de travail, dans le monde. CARE lance une pétition mondiale pour demander aux gouvernements, qui se réuniront le 28 mai, d’adopter la toute première convention internationale contre les violences et le harcèlement au travail. Votre voix a le pouvoir de changer les choses. Utilisez-la !