07 mai 2018

Vos vêtements sont peut-être passés entre les mains de Chea*. Cette jeune cambodgienne de 21 ans travaille dans l’une des nombreuses usines de textile du pays. Si aujourd’hui, elle se dit « en sécurité et heureuse au travail » grâce aux actions de CARE, elle a subi plusieurs agressions sexuelles par le passé. Découvrez son témoignage. 

CARE est une ONG de solidarité internationale
© CARE

Des agressions sexuelles impunies

Comme des millions de femmes à travers l’Asie, Chea a choisi de travailler à l’usine, attirée par la promesse d’un revenu régulier et l’assurance de subvenir aux besoins de sa famille. Pourtant, très vite, son quotidien est devenu très difficile. En cause ? Plusieurs agressions sexuelles dont Chea a été victime sur son lieu de travail. 

« À l’usine, les hommes me fixaient et me disaient que j’étais suffisamment mûre et ‘prête à être cueillie’… Parcourir la courte distance qui sépare ma table de travail des toilettes représentait une véritable épreuve. »

Terrorisée à l’idée de se rendre au travail, Chea craignait que dénoncer ces agressions ne fasse qu’empirer la situation. Dépendantes des revenus de leur travail, elle et ses collègues se sont longtemps tues.

L’action de CARE : l’aube du changement

Depuis l’intervention de CARE, le quotidien de Chea s’est amélioré. En collaboration avec les responsables de l’usine, nos équipes ont mis en place des sessions de formation et ont contribué à l’instauration d’une politique de lutte contre le harcèlement sexuel. Désormais, les femmes peuvent recourir à des procédures de signalement et d’enquête en cas d’agression. Un comité garantit l’étude rigoureuse de chaque cas afin que les sanctions soient adaptées. 

« Beaucoup de choses ont changé. Tout le personnel sait que le harcèlement sexuel est inacceptable, et que tout cas rapporté sera pris très au sérieux. Maintenant, je peux prendre mes pauses sereinement, car je me sens en sécurité et heureuse au travail », affirme Chea.


*Le prénom a été modifié. 

Rejoignez notre mobilisation mondiale : Au boulot #ViolenceZero !

Près d'une femme sur deux a été victime de violence ou de harcèlement sexuel sur son lieu de travail, dans le monde. CARE lance une pétition mondiale pour demander aux gouvernements, qui se réuniront le 28 mai, d’adopter la toute première convention internationale contre les violences et le harcèlement au travail. Votre voix a le pouvoir de changer les choses. Utilisez-la !