08 juin 2018

Sommet du G7 : Les pays membres ne doivent pas laisser de côté la moitié de la population !

Le sommet du G7 aura lieu les 8 et 9 juin au Canada. À cette occasion, CARE appelle les pays membres à prendre en compte les voix des femmes du monde entier en mettant en place des mesures ambitieuses en faveur de l’égalité entre les sexes et des droits des femmes. Ce G7 est un moment décisif pour contribuer à des changements réels dans le quotidien des populations les plus vulnérables.

CARE est une ONG de solidarité internationale
© CARE

Un G7 qui doit tenir ses engagements sur les droits des femmes

CARE salue le choix de la présidence canadienne du G7 de placer les droits des femmes au cœur de l’agenda du sommet. La création du Conseil consultatif sur l’égalité des sexes a permis d’aborder la question des droits des femmes dans l’ensemble des décisions prises en amont du sommet et lors des réunions ministérielles de préparation. Des engagements ont déjà été annoncés. Il faut que les États les confirment lors de ce sommet à Charlevoix et affirment leur volonté collective de placer les droits des femmes au cœur de leurs actions. 

Un G7 qui doit porter haut et fort une diplomatie féministe

CARE appelle les pays du G7 à apporter des solutions concrètes aux besoins réels des populations vulnérables, notamment des femmes et des filles. Il est temps de prendre des engagements qui ne laissent plus la moitié de la population de côté ! Il est nécessaire qu’une part plus importante de l’aide publique au développement des membres du G7 soit en faveur de l’égalité femmes-hommes, afin de poser les bases d’une économie mondiale égalitaire qui bénéficiera à toutes et tous.

Des engagements forts en faveur des femmes et des filles dans les crises humanitaires

32 millions de femmes et de filles ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence en raison de conflits ou de catastrophes naturelles. Or les humanitaires peinent à répondre à l’ensemble de leurs besoins. CARE appelle les pays du G7 à s’engager à ce que tous les programmes humanitaires qu’ils financent intègrent l’égalité des sexes. Il est également nécessaire qu’ils promeuvent la participation des femmes et des filles dans les processus de paix et de reconstruction des pays post-conflit.

Un soutien actif à la toute première convention contre la violence et le harcèlement au travail

Près d’une femme sur deux dans le monde a déjà été victime de violences et harcèlement au travail. CARE appelle les pays du G7 à montrer l’exemple en se prononçant en faveur de l’adoption de la première convention de l’Organisation internationale du travail pour mettre fin à ces violences. Cet engagement doit s’accompagner d’un plaidoyer actif auprès du reste de la communauté internationale en faveur de cette convention pour permettre à toutes et tous de travailler dans des conditions sûres et dignes.

Des financements ambitieux pour protéger les femmes des impacts du changement climatique

A travers le monde, les femmes sont particulièrement affectées par les impacts du changement climatique. Après l’adoption du premier plan d’action genre lors de la COP23 en 2017, CARE demande aux pays du G7 de fournir les ressources adéquates pour en assurer la mise en œuvre. Il est primordial que d’ici 2020, au moins 20% des projets luttant contre le changement climatique visent également à promouvoir l’égalité des sexes. La France et le Canada, très investis sur ces deux thématiques, doivent être les leaders d’une forte mobilisation sur ces enjeux. 

Un an avant la présidence française du G7, ce sommet à Charlevoix est l’occasion pour la France et le Canada d’unir leurs voix pour porter haut et fort une diplomatie féministe auprès de l’ensemble des pays membres. 

Pour aller plus loin

Découvrez ici l’ensemble des demandes de plaidoyer de CARE France à l’occasion de ce sommet du G7 à Charlevoix