04 octobre 2018

Indonésie. « Ce que nous vivons depuis le séisme et le tsunami est horrible. »

Le tremblement de terre et le tsunami, qui ont touché l’Indonésie vendredi dernier, ont fait plus de 1400 morts et 2550 blessés. Ce bilan devrait encore s’alourdir à mesure que les secours accèdent aux zones reculées. La situation est terrible et les dégâts considérables : 66 000 maisons ont été endommagées et plus de 71 000 personnes ont été déplacées. Les équipes d’urgence de CARE se déploient sur la zone sinistrée.

Les conditions de vies et l'accès aux victimes sont très difficiles

© CARE

Sur l’île de Sulawesi, touchée vendredi par un séisme de magnitude 7,5, suivi d’un tsunami d'une hauteur de 6 mètres, les conditions de vies et l'accès aux victimes sont toujours extrêmement difficiles. Environ 1,6 million de personnes seraient actuellement touchées par la catastrophe. Environ 350 000 vivent à Palu et 270 000 à Donggala.

On compte des milliers de morts et de blessés, et de nombreuses personnes sont encore portées disparues emportées par les vagues du tsunami. Les glissements de terrain, les inondations et la destruction des routes rendent les opérations d’aide très compliquées : une association locale, partenaire de CARE, a mis environ 18 heures pour atteindre la région plus éloignée de Donggala ! Depuis hier, au nord de l’Indonésie, le volcan Soputan est entré en éruption. A priori, il ne présente pas de risque pour la population mais les cendres risquent de perturber le trafic aérien et donc l’acheminement de l’aide.  

« Nous avons besoin d'eau, de nourriture...»

Rini, vit à Palu, une ville très peuplée au nord de l’Indonésie avec son mari et ses deux enfants. Ancienne employée de CARE, elle nous a décrit le chaos suite à cette catastrophe :

« Ce que nous vivons depuis vendredi est horrible. Contrairement à plusieurs de nos voisins dont les maisons ont été totalement détruites, mon magasin et ma maison sont toujours debout mais ils sont très endommagés. Mes enfants sont réfugiés à l'école primaire, moi je vis dans une cabane en bois juste à côté de chez moi, je dois être vigilante car il y a beaucoup de pillages et de vols.

Depuis le tsunami la situation est très difficile. L’électricité est coupée, il est donc difficile d’obtenir des informations ou de communiquer. Nos réserves en eau potable sont presque épuisées. La situation est particulièrement alarmante pour les femmes enceintes. Certaines ont pu être évacuées dans le sud de l’île, mais les plus pauvres n’ont pas d’autre choix que de rester ici mettant ainsi leur santé et celle de leur bébé en danger.

Nous avons un besoin urgent de médicaments, d’eau potable, de nourriture, de couverture…. Mais aussi de services médicaux en raison du nombre élevé de victimes. Nous ne pourrons pas supporter le fardeau de cette tragédie sans une assistance supplémentaire. »

Les équipes de CARE sont en train de se déployer, principalement dans la région de Donggala - la zone la plus difficile à atteindre et la moins susceptible de recevoir l'assistance requise. Nous prévoyons de venir en aide à plus de 50 000 personnes, avec de l’eau potable, des kits d’hygiène (savon, serviettes hygiéniques), des bâches et des couvertures. 

Contacts médias :

Notre directrice locale est disponible pour des interviews (en anglais). Le décalage horaire est de 5 heures. 

Contactez Camille Nozieres CARE France, nozieres@carefrance.org ; 07 86 00 42 75

L'action de CARE
  • L’ONG CARE travaille en Indonésie depuis 1967. CARE mène des programmes de gestion de risques de catastrophes naturelles, de sécurité alimentaire, santé et de lutte contre le changement climatique.