28 mars 2019

Bangladesh: sensibiliser pour plus d'égalité femmes-hommes

Dans le district de Kurigram au Bangladesh, les inégalités femmes-hommes ont la vie dure, notamment au sein des familles. Les femmes sont souvent chargées de réaliser l’ensemble des tâches domestiques, tout en contribuant aux activités agricoles. CARE sensibilise les femmes et les hommes à l’égalité pour encourager le changement. Et ça marche !

© 2019/Marie Leroy pour CARE France

La problématique des inégalités femmes-hommes au Bangladesh

Dans les pays en voie de développement, on estime que les femmes réalisent plus de 60% de la production agricole, mais ne reçoivent pas les revenus ni la reconnaissance qu’elles méritent. Au Bangladesh, les discriminations sont quotidiennes, et se matérialisent jusque dans la vie de famille, dans laquelle les femmes tiennent un rôle important : éducation des enfants, tâches domestiques, jardinage, elles sont sur tous les fronts.

Les femmes consacrent 16h par jour aux tâches domestiques. Une charge de travail considérable ! 

© 2019/Marie Leroy pour CARE France

CARE sensibilise les familles pour faire évoluer les mentalités

Dans le cadre de son projet auprès des agriculteurs et agricultrices du Bangladesh, CARE organise des sessions de réflexion et de sensibilisation autour des inégalités au sein du couple. L’objectif ? Que les participants partagent leur « journée type » afin de mettre en lumière la répartition inégale des tâches entre femmes et hommes.

Fatema et Abdul notamment ont pu y participer. Mariée très jeune, Fatema ne connaissait pas Abdul avant de l’épouser. Cela a été difficile pour elle. Pendant des années, elle a eu la responsabilité de l’entretien de la maison et de leurs 4 enfants. 

Mais les activités proposées dans le cadre du projet ont généré une prise de conscience pour le mari de Fatema. Abdul fait désormais la cuisine et s’occupe de ses enfants et du jardin.

Une belle leçon de vie et la preuve que les hommes peuvent être les acteurs d’un monde plus respectueux des femmes !

*Ce projet est financé par la Fondation Prince Albert II de Monaco.