08 avril 2019

Le Bangladesh est l’un des pays les plus vulnérables au changement climatique. La hausse des précipitations enregistrée ces dernières années bouleverse le quotidien de ses habitants et particulièrement des agriculteurs et agricultrices. Dans le district de Kurigram, deux femmes, Manoka et Rafika, agissent aux côtés de CARE pour les aider à s’adapter au changement climatique.  

Rafika travaille pour les autorités et forme les agriculteurs sur les dernières technologies ©2019/Marie Leroy pour CARE France

Manoka et Rakifa, deux femmes engagées pour une agriculture durable au Bangladesh

Manoka est une jeune femme dynamique de 28 ans. Enseignante dans le village où elle a grandi, elle a décidé de relever un nouveau défi en s’engageant aux côtés de CARE. Depuis 2 ans, elle aide les communautés, et particulièrement les agriculteurs et agricultrices à faire face au changement climatique.

Un travail parfois difficile dans un pays où les femmes subissent beaucoup de discriminations et où l’agriculture est marquée par des traditions patriarcales.

« Ce n’est pas toujours facile d’être acceptée lorsqu’on est une femme car dans le domaine agricole, ce sont les hommes qui ont le pouvoir de décision. Mon rôle est de leur montrer qu’il existe des solutions concrètes et efficaces pour lutter contre les impacts du changement climatique. », raconte-t-elle.

Rafika, une jeune femme qui travaille pour les autorités locales, a été confrontée aux mêmes obstacles. Dans sa famille, elle est la seule femme à travailler. Aux côtés de CARE, elle forme les agriculteurs sur les dernières technologies et les informe sur les aides accordées par le gouvernement. 

Manoka aide les agricultrices à s'adapter au changement climatique. ©2019/Marie Leroy pour CARE France

L’implication des femmes pour faire évoluer les mentalités

CARE encourage l’engagement des femmes au sein de ses équipes, afin de leur permettre d’avoir les mêmes droits et les mêmes perspectives d’avenir que les hommes. L’implication de Manoka et Rakifa a contribué à une prise de conscience dans le district.  

Ainsi, Manoka et Rakifa ont réussi à trouver leur place et à avoir un véritable impact sur la vie des communautés au Bangladesh. Un résultat très gratifiant pour Manoka :

« J’ai remarqué de véritables évolutions pour les communautés qui bénéficient du projet. Aujourd’hui, beaucoup de familles peuvent faire 3 repas par jour, ce qui n’était pas le cas il y a seulement un an. Je suis fière de contribuer à changer des vies. » 

Le Projet Where The Rains Falls
  • Where The Rain Falls 3 est la troisième phase d’un projet initié dès 2011 dans 8 pays dont le Bangladesh, en partenariat avec l’Université des Nations unies. La phase de recherche a permis de mettre en lumière la manière dont les changements dans les régimes de précipitation affectent les communautés rurales et leur niveau de vie (le rapport d’étude à l’origine de ce projet est disponible en ligne).
  • Depuis 2014, des programmes d’adaptation à base communautaire sont en cours en Inde, en Thaïlande et au Bangladesh.