13 mai 2019

A l'appel de CARE, cinq grandes entreprises exigent l'adoption de la première convention internationale contre le harcèlement au travail.

Un pays sur trois ne dispose d’aucune loi interdisant le harcèlement sexuel au travail. C’est pourtant un véritable fléau pour les millions de femmes qui en sont victimes chaque jour. Cinq grandes entreprises françaises ont répondu à l’appel de CARE pour exiger une convention internationale ambitieuse qui protégerait toutes les travailleuses. 

Dans le monde, 235 millions de travailleuses ne sont pas protégées face aux violences et au harcèlement au travail.

Il y a un an, l’Organisation Internationale du Travail (OIT) a approuvé le principe de la toute première convention internationale qui protégerait l’ensemble des travailleurs et travailleuses contre les violences. 

Mais ce n'est que la première étape. Il reste encore beaucoup à faire. Que contiendra le texte de cette prochaine convention qui sera votée en juin 2019 ? Sera-t-il suffisamment ambitieux pour protéger toutes les femmes, partout dans le monde ? Nos équipes se mobilisent pour ça !

CARE mobilise les entreprises contre les violences au travail

Dans une tribune publiée dans le journal Le Monde, L'Oréal, BNP Paribas, BBDO France, Sodexo, Kering, s’engagent aux côtés de CARE. Ces cinq entreprises appellent les Etats, les représentants des entreprises et les syndicats à prendre de réels engagements pour faire du travail un lieu sûr pour les femmes. 

Voici quelques extraits de cet appel : 

 « L’accès à un travail digne pour les femmes et les hommes du monde entier ne peut être assuré que par une action globale contre les abus, une mobilisation de l’ensemble des acteurs du monde du travail, en particulier les entreprises. » 

« Cette convention doit inclure le travail dans l’économie formelle ou informelle, dans l’espace public ou l’espace privé pour le travail à domicile ou les travailleuses domestiques. Cette convention doit également reconnaître les conséquences que peut avoir la violence subie dans la sphère conjugale sur le monde du travail. » 

« Nous appelons aussi l’ensemble des acteurs du monde du travail – les entreprises, les représentants des entreprises qui siègent à l’OIT, dont le Medef et l’Organisation internationale des employeurs (OIE) – à nous rejoindre et à soutenir une convention la plus ambitieuse possible. » 

Nous avons jusqu'au 9 juin pour interpeller les membres de l'OIT et défendre les droits des travailleuses. Continuons le combat !  

Exigeons une convention internationale pour protéger les femmes au travail !
  • CARE a lancé une mobilisation mondiale Au boulot #ViolenceZéro pour soutenir l’adoption de cette convention à l’OIT et lutter contre les violences et le harcèlement au travail.
  • Et sur le terrain ? Partout dans le monde, CARE défend les droits des femmes et lutte contre les violences faites aux femmes aussi bien dans la sphère privée que professionnelle. Par exemple : en Amérique latine, nous soutenons les organisations de travailleuses domestiques pour la défense de leurs droits. En Asie, nous luttons contre les violences dans les usines. Nos programmes soutiennent l’autonomisation économique des femmes et le travail digne.
Pour lire la tribune dans son intégralité