17 mai 2019

Violences sexistes au travail : de grandes entreprises françaises appellent à l’adoption d’une convention internationale ambitieuse contre la violence et le harcèlement.

À l’initiative de L’Oréal et de l’ONG CARE, de grandes entreprises s’engagent publiquement pour soutenir activement l’adoption à l’Organisation Internationale du Travail de la toute première convention internationale contre la violence et le harcèlement dans le monde du travail, qui devra permettre en particulier de lutter contre les violences sexistes et le harcèlement sexuel.

L’adoption de la première convention contre les violences au travail est encore incertaine

Il reste à peine un mois, jusqu’au début de la Conférence Internationale du Travail qui se tiendra à Genève, le 10 juin, lors de laquelle la convention va être négociée. L’adoption de ce texte est encore incertaine et le risque existe que la version finale ne soit pas suffisamment ambitieuse pour protéger l’ensemble des travailleuses et travailleurs du monde entier.

Près d’une femme sur deux est victime de harcèlement sexuel au travail

Les violences sexistes et le harcèlement sexuel au travail constituent un fléau mondial : près d’une femme sur deux est victime de harcèlement sexuel au travail. Pourtant, dans plus d’un pays sur trois, il n’existe aucune loi pour interdire ce genre d’abus, ce qui représente un immense vide juridique pour 235 millions de travailleuses et de travailleurs. Et dans les pays qui possèdent une loi, celle-ci n’est pas toujours appliquée. Même en France par exemple, encore 95 % des cas de harcèlement ne sont jamais portés devant la justice.

Parce qu’il ne peut pas y avoir d’accès à un travail digne pour les femmes et les hommes du monde entier sans une action globale contre ces abus, une mobilisation de l’ensemble des acteurs du monde du travail, en particulier les entreprises, est nécessaire.

Les entreprises appellent le MEDEF à soutenir cette convention

C’est la raison pour laquelle, à l’appel de l’ONG CARE, Le Groupe L’Oréal ainsi que BBDO, BNP Paribas, Carrefour, Kering et le Groupe Sodexo prennent position publiquement en faveur de cette convention de l’OIT, pour qu’elle soit le premier outil de protection légale des travailleurs et travailleuses du monde entier, à l’encontre notamment des violences sexistes et sexuelles.

Les dirigeants de ces entreprises ont publié dans les pages du Monde daté du 13 mai une tribune conjointe détaillant leur engagement. Ils ont également adressé un courrier conjoint au MEDEF, qui les représente au sein de l’OIT et participera donc en leur nom au vote de la convention à partir du 10 juin.

La convention, qui devra ensuite être ratifiée dans chaque pays, obligera les États, les syndicats et les employeurs à mettre en place des mesures concrètes pour prévenir et lutter contre ces abus.

Contacts médias
  • CARE France : Camille Nozières, 07 86 00 42 75, nozieres@carefrance.org
  • L’Oréal : Adélaïde Colin, 06 84 25 08 25, adelaide.colin@loreal.com
  • BBDO France : Lauren Weber, 06 71 61 07 43, lauren.weber@bbdo.fr
  • BNP Paribas : Arnaud Fraboul, 07 85 16 09 20, arnaud.fraboul@bnpparibas.com
  • Kering : Emilie Gargatte, 01 45 64 61 20, emilie.gargatte@kering.com
  • Groupe Sodexo : Laurence Chiapponi, 01 57 75 81 80, laurence.chiapponi@sodexo.com