02 avril 2020

Kenya. Accompagner les familles pour lutter contre la malnutrition

Pour Caren, nourrir sa famille a longtemps été une épreuve. Au Kenya où elle vit avec ses petits-enfants, CARE mène des projets pour lutter contre la malnutrition et permettre aux familles de subvenir à leurs besoins quotidiens. Et ça a changé la vie de Caren ! Découvrez son témoignage touchant.

Caren fait partie des mères isolées soutenues par CARE pour lutter contre la malnutrition au Kenya
© CARE

« J’étais une mère célibataire sans personne sur qui compter »

Dans son village de Ramoya au Kenya, Caren luttait chaque jour pour nourrir ses trois enfants et trois petits enfants après la mort de son mari.

Au Kenya, la malnutrition touche encore de trop nombreuses familles. En raison des normes sociales et culturelles, les femmes sont souvent responsables de la santé des enfants. Or, elles ont peu de droits sur les finances de la famille et sont souvent dépendantes de leur mari pour les dépenses, y compris de santé. Mais pour Caren, subvenir aux besoins de sa famille relevait de l’impossible.

« J’étais une mère célibataire sans aucune source de revenu ni personne sur qui compter ».

Ses petits-enfants partaient à l’école le ventre vide. À terme, la malnutrition peut avoir de nombreuses conséquences sur la santé des enfants, particulièrement des plus jeunes : carences, perte de poids, problèmes digestifs et peut même, dans les pires cas, entraîner la mort.  

« J'ai appris quel légumes planter et comment les cuisiner"

Au Kenya, nos équipes se mobilisent pour lutter contre la malnutrition. Caren a notamment pu rejoindre un groupe de mères isolées soutenu par CARE. Le but ? Les sensibiliser aux bonnes pratiques nutritionnelles… mais aussi leur apprendre à cultiver et planter elles-mêmes leurs aliments ! 

« J'ai appris quel légumes planter et comment les cuisiner. J'ai aussi appris les techniques agricoles pour développer ces cultures », a-t-elle déclaré.

Aujourd’hui, Caren et sa famille peuvent notamment profiter de patates douces à chaque repas. Un aliment hautement nutritif et facile à faire pousser. Mieux encore, ses cultures se portent si bien qu’elle peut désormais vendre ses légumes !

« Avant, je ne parvenais pas à offrir à ma famille une alimentation équilibrée. Maintenant que je peux vendre les légumes, je peux même acheter d’autres aliments. Aujourd’hui, je m'assure que mes petits-enfants prennent le petit-déjeuner, le déjeuner et le dîner et que tous les repas sont équilibrés », déclare t-elle avec fierté.

Mais intégrer ce groupe a eu des conséquences encore plus belles ! Grâce à ses économies, elle a pu construire une nouvelle maison, s’acheter sa première vache et agrandir la petite épicerie qu’elle possédait ! Et surtout, elle a trouvé un véritable soutien au sein du groupe, où une véritable solidarité s'est créée ! 

« Je suis fière, parce que j'ai construit cette maison moi-même. Avoir rejoint le groupe de soutien et avoir rencontré ces femmes a changé ma vie. C'est ce groupe qui a aidé à restaurer mon espoir et ma force en tant que femme. »