16 octobre 2020

Liban : « Je ne sais pas si je pourrai retourner à l'école. »

Malak, 17 ans, raconte comment sa vie et ses rêves ont été bouleversés en quelques mois par la terrible crise économique et les confinements successifs que subit son pays. Nos équipes sont mobilisées pour aider Malak ainsi que des milliers de familles qui sombrent dans la pauvreté au Liban. 

L'association CARE Frannce soutient la population touchée par la crise au Liban.
Comme Malak, des millions de femmes et d'hommes vivent aujourd'hui dans la plus grande précarité au Liban. © Milad Ayoub/CARE

« Ce qui a changé : ne plus aller à l’école, ne pas avoir d’argent, ne plus manger assez »

« Chaque jour, je pense à ce qui a changé dans notre vie à cause de la crise économique et du Coronavirus : ne plus aller à l’école, ne pas avoir d’argent, ne pas manger assez », raconte Malak, 17 ans qui vit à Tripoli au nord du pays.

Plus d’un demi-million de personnes ont perdu leur emploi au Liban au cours des six derniers mois. Avec un taux de chômage qui ne cesse d’augmenter et une inflation de 120% en un an, beaucoup de familles n’ont plus les moyens de se nourrir. Le prix des produits de première nécessité notamment (lait, riz, sucre, œufs) a triplé en quelques mois. C’est un véritable coup dur pour la famille de Malak, qui lutte pour survivre :

« Depuis des mois, nous ne mangeons que deux fois par jour. Tout est devenu tellement cher. Nous avons pris l’habitude de nous passer des ingrédients les plus coûteux : les légumes, la viande, les lentilles. Tout le monde autour de nous est confronté aux mêmes problèmes. Tout le monde est devenu encore plus pauvre. »

En quelques mois, plus de la moitié de la population du Liban a sombré dans la pauvreté

Ce chiffre pourrait atteindre 80% de la population d’ici la fin de l’année à cause de la triple crise que subit le Liban : la crise économique, l’explosion qui a frappé la ville de Beyrouth au mois d’août dernier, détruisant les infrastructures portuaires d'un pays qui importe 80 % de ses denrées alimentaires, et la pandémie de la Covid-19. 

Un reconfinement de plusieurs villes dont Tripoli où vit Malak a été annoncé cette semaine face à l’augmentation des cas de Coronavirus.

« Toute cette situation a détruit une grande partie de mes rêves. J’ai perdu ma joie. Avant tout allait bien, j’étais première de ma classe. Maintenant, je ne sais même pas si je pourrai retourner à l’école un jour. Mes parents n’ont plus assez d’argent pour payer mes frais de scolarité. Je sais que l’éducation est importante pour les filles, alors j’espère vraiment que tout va s’améliorer. »  

Face à l’urgence au Liban, nous avons besoin de vos dons.

Nos équipes sur place font un travail formidable dans des conditions difficiles ! Elles distribuent des colis alimentaires et des kits d’hygiène aux plus démunis et leur proposent des solutions d’hébergement. Elles sensibilisent les familles aux gestes barrières et elles leur apportent un soutien psychosocial.

Sans vous rien de cela ne serait possible. Nous avons besoin de vous pour poursuivre nos actions :

  • Avec 100 euros, soit 25 euros après déduction fiscale, vous apportez une aide alimentaire d’urgence à toute une famille au Liban. 
  • Avec 85 euros, soit 21,25 euros après réduction fiscale, vous nous permettez de fournir 10 kits d’hygiène à des familles.