28 mai 2021

Le tabou des règles existe-t-il toujours en 2021 ? Malheureusement oui. Malgré les avancées, les interdits autour des menstruations sont nombreux. La preuve avec ce top 5 des conséquences dramatiques de ce tabou contre lequel CARE lutte chaque jour. 

L'association CARE lutte contre les conséquences du tabou des règles
© CARE

Entendre des clichés comme « T’es énervée ? T’as tes règles ou quoi ? »

Les stigmatisations et les préjugés qui entourent les menstruations ont la vie dure. Saviez-vous que selon les croyances, en France, une femme serait incapable de monter une mayonnaise lorsqu’elle a ses règles ? En Bolivie, on pense que le sang des règles pourrait donner le cancer. Et en Inde, les femmes ne peuvent s’approcher de la nourriture car elles pourraient la contaminer.

Toutes ces superstitions sont évidemment fausses et intolérables ! Elles stigmatisent les femmes et affectent leur vie et leurs droits. C’est pourquoi sur le terrain, CARE sensibilise les communautés aux menstruations et dédiabolise ce phénomène.  

La honte : avoir ses règles et ne pas oser en parler

Ça vous parait fou ? Pourtant, des millions de femmes n’osent pas parler de ce phénomène naturel. En France, 44% des femmes ont honte d’avoir leurs règles. 

Et nombreuses sont celles qui ignorent tout des menstruations avant de les avoir pour la première fois. Dans de nombreux pays, nos équipes sensibilisent aux règles, à la puberté, et à la santé sexuelle et reproductive. Parce que les femmes ont le droit de connaitre leur corps et ne pas en avoir honte ! 

La précarité menstruelle : ne pas pouvoir acheter de protections périodiques

La précarité menstruelle n’est pas un mythe. En France, elle concernerait plus d'1,7 million de femmes qui n'ont pas de quoi acheter des protections menstruelles. Et dans d’autres pays du monde, boue séchée, feuilles, papier journal, morceau de matelas sont parfois la seule solution pour protéger ses vêtements de taches de sang. Ces pratiques représentent un danger pour leur santé et les risques d’infections et de maladie sont importants.

Heureusement, en 2020, il y a eu des bonnes nouvelles : des pays comme l’Ecosse, le Sri Lanka, ou encore la France se sont engagés à prendre des mesures en faveur de la gratuité des protections périodiques. Ces avancées ne sont qu'un début ! En attendant, pour lutter contre cette précarité, CARE apprend aux femmes et aux filles à fabriquer leurs propres serviettes menstruelles en tissu réutilisable : une solution économique, écologique et hygiénique !  

Le décrochage scolaire : manquer des jours d’école lorsqu’on a ses règles

Le tabou des règles est l’une des causes de la déscolarisation des filles dans le monde. Faute de protections ou de toilettes dans les écoles, par peur des moqueries si elles tâchent leurs vêtements ou par honte, nombreuses sont celles qui ne vont pas à l’école durant cette période. 

Au Kenya par exemple, un million de filles seraient concernées chaque mois. Ces absences répétées peuvent entrainer un décrochage scolaire sur le long terme, et briser ainsi l’avenir de milliers de filles chaque année !  

Le poids des traditions : être exilée de sa maison pendant ses menstruations

Dans certains pays comme le Népal, les croyances autour des règles sont si fortes qu’elles peuvent tuer. 

Considérées comme impures, les femmes y sont parfois contraintes de quitter leur maison lorsqu’elles ont leurs règles. Elles se retrouvent livrées à elles-mêmes, dorment dans des huttes et font face à de nombreux dangers : morsures d’animaux, abus et violences, froid. Certaines femmes ont perdu la vie, victimes de cette tradition intolérable.

En 2021 plus que jamais, la lutte contre ce tabou doit continuer !  

Sur le terrain : CARE lutte contre le tabou des règles

Tous les jours, sur le terrain, CARE lutte contre le tabou des règles et les stéréotypes de genre en sensibilisant les femmes, les filles mais aussi les hommes et les garçons à l’égalité femmes-hommes. 

Et afin de garantir le droit à l’éducation de chaque fille, CARE construit notamment des toilettes et des points d’eau adaptés aux filles dans les écoles, distribue des cups ou soutient la fabrication de serviettes hygiéniques réutilisables et informe les filles sur la santé sexuelle et reproductive.