09 novembre 2021

Côte d’Ivoire. Avec l’aide de CARE, cette agricultrice soutient à elle seule toute sa famille

Dans le monde, les femmes sont confrontées à de nombreux obstacles pour réaliser leurs ambitions. Mais quand Yeo s’est vue refuser un prêt à la banque en Côte d’Ivoire, elle n’a pas baissé les bras. Sa détermination était telle que rien n’aurait pu l’arrêter ! Découvrez comment CARE l'ai aidée.

L'association CARE aide les femmes entrepreneures en Côte d'Ivoire
©Tim Mwaura/CARE Nederland

Entreprenariat féminin : Yeo nous prouve que quand on veut, on peut !

C’est à Korhogo au nord de la Côte d’Ivoire que vit Yeo, 51ans. Cette mère de six enfants est devenue le seul soutien financier de sa famille après que son mari ait perdu son travail. Agricultrice, elle cultive essentiellement des choux et des carottes. 

« J’ai fini l’école à 15 ans pour aider ma famille. » 

Et puis un jour, Yeo a décidé de faire pousser ses propres légumes

«Vendre ma production me permettait de faire plus de profit. C’était une bonne idée. Et ça fait maintenant 35 ans que je cultive ma parcelle.» 

En se lançant, Yeo savait qu’elle allait devoir perfectionner son sens des affaires. Yeo a donc suivi l'une de nos formations à la gestion d’une entreprise. Et sur un modèle développé par nos équipes, Yeo a créé un groupe d’épargne et de crédit. Chaque semaine, Yeo et les femmes de son groupe mettent en commun leurs petites économies. Elles peuvent ainsi se faire des prêts à tour de rôle et s'aider les unes les autres à développer leurs activités. 

« Ce qu’on peut faire en tant que groupe, on ne peut pas le faire seul. »

L'association CARE aide une femme à développer son entreprise en Côte d'Ivoire
©Tim Mwaura/CARE Nederland

L’accès aux banques pour les femmes entrepreneures, un parcours semé d’embûches

Pour développer encore plus son activité, Yeo a ensuite eu besoin de faire un emprunt bancaire. La somme dont elle avait besoin était supérieure à ce que son groupe pouvait réunir. 

« Quand on demande un prêt à la banque [en tant que femme] on nous le refuse car nous n’avons pas de garanties. Comme beaucoup de femmes dans la région, je ne suis pas propriétaire de ma maison ou de mes champs. » 

Mais grâce à un partenariat de CARE avec un opérateur de microfinancement local, Yeo a pu contracter un prêt à faible intérêt. 

Elle est extrêmement fière de ce qu’elle a accompli grâce à cet argent : 

« Grâce à mes champs j’ai pu envoyer mes enfants à l’école et mettre de la nourriture sur la table. Je suis optimiste quant à mon avenir. Je me vois comme une femme entrepreneure qui prend des décisions. Je voudrais devenir propriétaire d’une maison d’ici cinq ans. Je sais que je suis sur la bonne voie ! » 

CARE soutient l'autonomisation économique des femmes dans le monde

Parce que toutes les femmes devraient pouvoir réaliser leurs ambitions, CARE soutient leur autonomisation dans 100 pays du monde :

  • en les formant à l'entrepreneuriat et en leur permettant d'acquérir de nouvelles compétences autour de leurs métiers. 

  • en encourageant la solidarité locale grâce au développement de groupes : les Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC). Le principe ? Les membres mettent en commun leurs économies et se soutiennent pour lancer des activités génératrices de revenus. Les femmes peuvent alors créer leurs propres entreprises et avoir un revenu régulier pour subvenir aux besoins de leur famille.

  • en soutenant la création et le développement de micro-entreprises/coopératives.