Les femmes sont concernées au premier plan par les changements climatiques. Toute variation climatique les affecte proportionnellement plus que les hommes, en particulier dans les pays en développement, où elles sont fortement impliquées dans l’agriculture, de la santé et de l’énergie. Dans l’esprit du Sommet du 12 décembre 2017, l’objectif de ce colloque est de mobiliser les acteurs intéressés autour des enjeux de financement des actions climatiques pour les femmes et de réfléchir aux moyens d’augmenter la proportion « d’aide genrée » en matière climatique.

La finance climat en action pour les femmes

Les femmes sont concernées au premier plan par les changements climatiques. Toute variation climatique les affecte proportionnellement plus que les hommes, en particulier dans les pays en développement, où elles sont fortement impliquées dans l’agriculture, de la santé et de l’énergie. 

Les femmes représentent 43 % de la main-d’œuvre agricole dans le monde. Elles constituent aussi 70% des pauvres, avec des écarts de revenus avec les hommes pouvant aller jusqu’à 50%. Elles produisent entre 60 à 80% de la nourriture des pays en développement, plus encore dans les zones rurales pauvres, alors qu’elles ont moins facilement accès que les hommes aux ressources telles que la terre, le crédit, les intrants et services. Les rôles traditionnels qui leur sont dévolus exacerbent leur vulnérabilité et leur précarité face à toute catastrophe naturelle.

Les femmes détiennent aussi les solutions qui permettent la vie quotidienne des populations et la préservation de la biodiversité. Elles maîtrisent les savoir-faire traditionnels, notamment pour la gestion des ressources naturelles, l’innovation, la gestion de l’eau, l’agriculture, l’alimentation, les déchets et l’énergie. 

Si, pour la première fois, l’Accord de Paris sur le climat inclut un langage fort en termes de droits humains et de genre, notamment dans le préambule et les objectifs opérationnels traitant de l’adaptation et du renforcement des capacités, il faut reconnaitre que les objectifs opérationnels traitant des financements n’intègrent aucune mention du genre. Les moyens dédiés au genre dans le domaine du climat restent insuffisants : seuls 0,01% des financements internationaux soutiendraient des projets qui intègrent à la fois le climat et les droits des femmes en 2015. 

Par ailleurs, l’adoption d’un plan d’action sur le genre lors de la COP23 souligne que cette dimension doit être renforcée dans tous les domaines d’activités, en particulier dans les moyens de mise en oeuvre (finances, développement et transfert de technologies, renforcement des capacités).

Le temps est à la valorisation et au renforcement des contributions des femmes en tant qu’actrices pour le climat. C’est pour répondre à ce défi que cet évènement parallèle est organisé autour d’acteurs clefs.

Les objectifs de ce colloque

Dans l’esprit du Sommet du 12 décembre 2017, l’objectif est de :

  • mobiliser les acteurs intéressés autour des enjeux de financement des actions climatiques pour les femmes ;
  • identifier les facteurs de blocage dans l’accès des femmes aux financements climat
  • partager les bonnes pratiques existantes qui peuvent être répliquées ;
  • réfléchir aux moyens d’augmenter la proportion « d’aide genrée » en matière climatique.
Informations pratiques

Le Lundi 11 décembre 2017 de 17h00 à 19h00

A l’Hôtel du Ministre, 37 quai d’Orsay, Paris

Merci de bien vouloir confirmer votre participation à l’adresse suivante : secretariat.dgm-ddd-huma@diplomatie.gouv.fr

Merci de bien vouloir vous présenter aux gardes de sécurité à partir de 16h30, et de prévoir une pièce d’identité qui vous sera demandée à l’accueil du bâtiment.