"Nous nous réveillons au son des bombardements."

« Ce mercredi matin, nous nous réveillons au son de nombreux bombardements à Beyrouth. Depuis le début de la semaine, des dizaines de milliers de personnes terrifiées par les frappes dans plusieurs régions du pays sont toujours bloquées sur les routes. Dans la capitale, de nombreuses personnes, y compris des personnes âgées, sont contraintes de dormir sur les trottoirs. Les enfants sont épuisés, déshydratés et terrifiés après deux jours de stress incessant et de déplacement. La population libanaise qui luttait déjà pour survivre en raison de la crise économique est désormais confrontée à une nouvelle épreuve », témoigne Michael Adams, Directeur de CARE au Liban.  

La reprise et l’intensification des frappes au Liban, comme dans plusieurs pays du Moyen-Orient, plongent des millions de personnes dans l’angoisse et l’incertitude.  

Au Liban, la situation se détériore d’heure en heure

Au Liban, plus de 74 000 personnes se sont réfugiées dans 370 écoles transformées en abris d’urgence. Mais c’est à peine 20 % des personnes effectivement déplacées, selon nos estimations basées sur les schémas observés lors de la guerre de 2024. Au total, plus de 300 000 personnes auraient fui leur maison et seraient actuellement déplacées chez des proches, dans les rues ou encore dans des bâtiments informels. 

Les bombardements, les ordres d’évacuation et les déplacements forcés se multiplient.  Nos équipes témoignent : 

« Hier, je n’ai pas fermé l’œil de la nuit avec mes deux fils parce que les frappes aériennes faisaient trembler notre maison. Avec mes collègues, je prépare nos distributions pour des enfants contraints de dormir sur les trottoirs avec leurs parents. Leur peur, leur incertitude, leurs besoins me poussent à faire tout ce que je peux », témoigne Hiba Jaber, Responsable Genre et Protection pour CARE au Liban. 

« En 2024, j’ai vu l’horreur du conflit de mes propres yeux. Aujourd’hui, je vois à nouveau des femmes et des filles forcées de fuir la violence sans rien. C’est déchirant. »

ajoute Nour Kassab, Coordinatrice Genre et Protection pour CARE au Liban. 

Dans ce contexte de tension régionale inégaléeCARE appelle l’ensemble des parties au conflit à respecter leurs obligations au regard du droit international humanitaire, notamment la protection des populations civiles et un accès humanitaire sûr, immédiat et sans entrave.   

Les équipes de CARE au Liban et ses partenaires – six associations libanaises (Female, GNFF, LOST, RDFL, SIDC, Marsa, Nusaned, Wingwomen) – se mobilisent pour fournir en priorité nourriture, eau, matelas, couvertures et kits d’hygiène aux familles déplacées.

« Nous appelons à un élan de solidarité massif pour le Liban. Chaque don compte pour soutenir les familles les plus vulnérables, en particulier les femmes et les enfants »

déclare Adéa Guillot, Directrice de l’engagement de CARE France. 

Urgence Liban : CARE apporte une aide

CARE est l’une des plus grandes ONG humanitaires mondiales – créée au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale – de lutte contre l’extrême pauvreté et les violences dans 121 pays. CARE défend les droits des femmes et des filles. Au Moyen-OrientCARE est aussi présente en Egypte, en Irak, en Jordanie, en Palestine (Gaza et Cisjordanie), en Syrie, au Yémen.

CARE agit au Liban depuis plus de 20 ans en apportant un soutien essentiel aux communautés en période de crise. Depuis le 2 mars 2026, CARE et nos 6 partenaires organisent des distributions d’urgence pour aider les populations déplacées par les nouveaux bombardements. 

 

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