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COP 22. Une deuxième journée axée sur les pertes et dommages

Hier, les négociations climatiques ont commencé à ralentir alors que des sujets sensibles arrivent à l’ordre du jour dont les pertes et dommages. Voici l’analyse de Fanny Petitbon, notre responsable plaidoyer.

La première journée de la COP qui a eu lieu lundi était plutôt positive. Est-on resté sur cette lancée ? Comment s’est passée la journée d’hier ?

Ça y est. Hier, nous sommes rentrés dans le vif du sujet. Les négociations
techniques ont réellement commencé.

Des premières discussions ont eu lieu notamment sur la question
des pertes et dommages. Il s’agit des conséquences irréversibles du changement
climatique, comme :

  • la
    disparition de terres ou d’îles entières à cause de la montée des
    eaux 
  • les pertes
    économiques suite à des catastrophes naturelles.

Les
pays les plus pauvres, dont le Myanmar ou Haïti, sont parmi les plus affectés
par ces phénomènes. Et ce, alors même qu’ils ont une responsabilité très
limitée dans le réchauffement climatique. 

Quel est l’état des discussions sur ce sujet à la COP ?

L’an dernier, les pertes et dommages ont été reconnus comme troisième pilier de l’action
climatique.
Ils doivent donc être traités en parallèle de :

  • la réduction des gaz à effet de serre pour limiter le réchauffement climatique
  • l’adaptation aux dérèglements climatiques déjà en oeuvre

Mais la question des pertes et dommages reste un sujet très sensible et
politique.

Les États
doivent désormais accélérer la mise en œuvre d’actions concrètes, dont des
indemnisations financières pour les pays touchés. Les ONG, dont CARE, estiment
qu’il faut mobiliser 50 milliards de dollars d’ici 2020 pour compenser ces
pertes (en complément des 100 milliards dédiés à la réduction des émissions et
à l’adaptation).
 

Depuis plusieurs années, les pays pauvres appellent les pays
développés à assumer leurs responsabilités sur ce point, puisque ce sont eux
qui sont à l’origine du réchauffement climatique. 

Les États sont-ils prêts à avancer sur cette question ?

À
Marrakech, les États doivent effectuer un
premier bilan du travail réalisé depuis 2013 par le mécanisme de Varsovie.
Cette structure devait définir
et mesurer les pertes
et dommages puis
proposer des moyens pour y répondre. Mais du retard a été pris.

Les pays en développement craignent que les deux semaines de la
COP ne suffisent pas à identifier l’ensemble des lacunes. Ils ne veulent pas
bâcler ces discussions qui sont cruciales pour eux. La survie de leurs
populations est en jeu.

Tout va donc dépendre du rythme des négociations, qui
malheureusement commence déjà à ralentir.

Les États commencent déjà
à se relâcher ? Les négociations sont-elles déjà compromises ?

Les discussions sont
devenues plus procédurières. Certains États
ont déjà évoqué la possibilité de décaler le calendrier des négociations. 

Le
rôle des ONG est donc de rappeler aux États
leurs engagements et l’urgence de la situation. Il n’y a pas de temps à perdre.
Les États doivent tout faire
pour maintenir la dynamique de la COP précédente.

Suivez les avancées de la COP 22 avec CARE France

Contact médias

Nos équipes (francophones et anglophones) sont disponibles pour toute demande d’interview. 

  • Aurélie Ceinos, responsable climat de CARE France, sera à Marrakech du 12 au 19 novembre.
  • Fanny Petitbon, responable plaidoyer de CARE France, sera disponible à Paris. 

Contactez Laury-Anne Bellessa (à Marrakech du 12 au 19/11), responsable des relations medias, +33 (0)7 86 00 42 75, bellessa@carefrance.org

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