Dans les pays les plus vulnérables, déjà en proie à une crise
humanitaire, la pandémie de Coronavirus fait craindre le pire. C’est le cas notamment du Yémen, pire crise humanitaire au monde, où a été recensé le premier cas de Coronavirus, ou encore de la République Démocratique du Congo, qui en plus du Coronavirus, doit faire face à une reprise de l’épidémie d’Ebola. Les équipes de CARE sur le terrain témoignent de leurs inquiétudes.
Aaron Brent, directeur de CARE au Yémen :
« Un premier cas de Coronavirus a été
déclaré au Yémen. Avec seulement la moitié des hôpitaux encore
pleinement fonctionnels et 500 ventilateurs disponibles à travers
le pays pour 28 millions d’habitants, nous craignons une véritable tragédie. Après cinq ans de
guerre, de multiples épidémies de choléra mais aussi de dengue et de diphtérie,
la population est très vulnérable et le système de santé en ruine.Nos équipes
font tout ce qu’elles peuvent pour soutenir le système de santé, mais lorsque
nous voyons des pays comme la France ou les États-Unis qui peinent à faire
face, nous redoutons le pire dans un pays où se déroule la pire crise
humanitaire au monde. »
Benoit Munsch, directeur de CARE en République Démocratique du Congo :
«
Alors que le pays s’apprêtait à annoncer la fin de l’épidémie d’Ebola, la
résurgence de la maladie est une très mauvaise nouvelle. Nous nous préparons à
faire face à la pandémie de Coronavirus et craignons également une
épidémie de rougeole… Les services de santé du pays ne sont pas en capacité de
faire face, cela risque d’être catastrophique pour la population.D’autant
plus que le risque de propagation du Coronavirus est plus élevé que celui
d’Ebola : il peut se propager sans contact direct et certaines personnes
contaminées peuvent ne présenter aucun symptôme. L’un de nos principaux défis
est donc de faire prendre conscience de sa contagiosité et de l’importance
d’adapter des comportements pour lui faire barrière. Au début de l’épidémie
d’Ebola, le manque de communication avait entraîné de fausses rumeurs – au point que certaines personnes fuyaient les centres de santé de peur de
recevoir un traitement. Les équipes de CARE, à Béni notamment, sont à pied
d’œuvre pour sensibiliser la population et soutenir les centres de santé face à
cette nouvelle épreuve. »
Alliance urgences : CARE unit ses forces avec 5 autres ONG pour répondre à l’urgence Coronavirus.
Dans le monde, CARE unit ses forces avec 5 autres ONG pour répondre à l’urgence Coronavirus en France tout comme dans les zones les plus vulnérables de la planète. Ensemble, nous sommes plus forts et complémentaires : Action Contre la Faim, CARE France, Handicap International, Médecins du Monde, Plan International et Solidarités International.