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Cyclone Idai. « Les pays les plus pauvres payent le prix du changement climatique »

Le cyclone Idai
s’annonce comme la pire tempête qui ait frappé l’Afrique australe, et
probablement comme la pire catastrophe météorologique de l’hémisphère Sud. Et
le changement climatique n’y est pas étranger, alerte l’ONG CARE. Voici le
décryptage de nos experts. 

L’Afrique australe est
frappée par environ 5 cyclones tropicaux chaque année. Les habitants sont donc
habitués à faire face aux tempêtes
, mais c’est la première fois qu’ils sont
confrontés à un cyclone d’une telle force.

« Au
Mozambique, les gens nous disent qu’ils n’ont jamais connu de tempête aussi
puissante. Et pour s’en rendre compte, il suffit de regarder les conteneurs qui
ont été déplacés par le vent comme de simples legos ! Les récits des
rescapés sont terrifiants, certains ont perdu des membres de leur famille sous
leurs yeux alors que l’eau montait
», raconte Marc Nosbach, directeur de CARE au
Mozambique.

Nous savons qu’à cause du changement climatique,
les cyclones et autres types de tempêtes tropicales vont s’intensifier et faire
davantage de dégâts.
Ainsi, la hausse du niveau des mers causée par le
changement climatique aggrave la violence des ondes des tempêtes, c’est-à-dire
la montée soudaine du niveau de la mer qui ravage les villes côtières, comme
Beira au Mozambique : 

« L’impact dévastateur de l’onde d’Idai est
particulièrement significatif à Beira, la deuxième ville du Mozambique et celle
qui a été le plus touchée par le cyclone.
C’est une ville côtière et de
nombreuses parties se trouvent sous le niveau de la mer, le cyclone a entrainé
une montée éclair des eaux d’au moins 6 mètres détruisant la ville à
90% !
 », témoigne
Marc Nosbach.

La hausse des températures, notamment à la
surface de l’océan, aggrave également l’impact des cyclones.
En effet, les
tempêtes puisent leur énergie dans les eaux chaudes en surface des océans.
Plus les eaux sont chaudes, plus la source d’énergie des cyclones augmente, et
donc par conséquent la vitesse des vents et l’ampleur des précipitations.
Lors du passage d’Idai, des vents allant jusqu’à 200 km ont été enregistrés et
les précipitations ont causé des inondations au Mozambique, au Zimbabwe et au
Malawi. De fortes pluies continuent de s’abattre sur la région.

« Ce que nous voyons avec le cyclone Idai,
c’est l’impact dévastateur des tempêtes tropicales qui devrait encore
s’aggraver avec le changement climatique.
Et, partout dans le monde, ce sont
les communautés les plus pauvres qui sont les plus vulnérables au changement
climatique, car elles disposent de moins de ressources pour se préparer et
récupérer après une catastrophe », explique Fanny Petitbon, experte climat de CARE
France.

Alors que les citoyens du monde entier se
mobilisent pour le climat, cette catastrophe démontre plus que jamais l’urgence
pour les gouvernements de prendre des mesures concrètes pour lutter contre le
changement climatique. 

Contact médias

Nos
équipes sur place (francophones et anglophones) sont disponibles pour des interview, ainsi que
des porte-paroles francophones. Contactez Camille Nozières, CARE
France : nozieres@carefrance.org ; 01 53 19 87 68
/ 07 86 00 42 75. 

Notes aux rédactions

  • Nos équipes sur place sont
    mobilisées au Mozambique, Zimbabwe et Malawi.
     CARE va apporter une aide en fournissant
    de l’eau potable, des kits d’hygiène (seaux, savon, serviettes
    hygiéniques) et des kits d’abris (bâches, couvertures, lampes
    solaires). Il faudra ensuite soutenir les populations à reconstruire
    les habitations détruites et à retrouver des sources de revenus. CARE
    a lancé un appel à dons pour soutenir les actions d’aide aux victimes.
  • Des vidéos et photos ont été tournées par nos équipes, elles sont à
    votre disposition en créditant © ONG CARE / Josh Estey : cliquez
    ici pour télécharger les vidéos

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