Dans le monde, les femmes font preuve d’un courage et d’une combativité quotidienne. Et lorsqu’elles s’unissent et s’entraident, rien ne les arrête. Elles peuvent changer le monde et leur destin ! Chaque jour sur le terrain, CARE soutient ces femmes avec comme mot d’ordre : #WomenSupportingWomen! Découvrez l’histoire de deux de ces femmes fortes. 

Grâce à la solidarité des femmes, Alicia pu se reconstruire après avoir subi des violences sexuelles.

« Nous devons commencer à respecter les femmes. »

Dès l’âge de 10 ans, Alicia est devenue travailleuse domestique dans son pays en Équateur alors qu’elle n’était qu’une enfant. Son véritable calvaire a commencé le jour où elle a accepté un travail chez un employeur en Colombie à l’âge de 14 ans. 

 « Je pensais que tout se passerait bien, mais ça n’a pas été le cas. Avec les autres filles qu’il employait, nous dormions sur le sol. Je travaillais de six heures du matin à minuit sans être payée. Ils ont commencé à me frapper, à m’insulter et à me crier dessus. À un moment, je voulais mourir, disparaître. Nous devions être fortes et courageuses pour qu’ils ne nous brisent pas. »

Cet enfer, Alicia l’a vécu pendant trois ans. Ce n’est qu’à 17 ans qu’elle a pu revenir dans sa communauté à Cotacachi, en Équateur. Elle y a trouvé le soutien nécessaire pour se reconstruire au sein d’une association de femmes indigènes. L'entraide et la solidarité qui y règnent lui ont donné la force de se révolter et de se battre contre les violences faites aux femmes. Aujourd’hui, Alicia défend les droits des femmes dans sa communauté pour empêcher que de tels abus se reproduisent. 

« Dans notre culture, nous avons tendance à ne pas croire les femmes et à penser que les hommes disent toujours la vérité. Nous devons commencer à respecter les femmes et à écouter leurs histoires afin de mettre fin aux violences et aux abus. »

Alicia est devenue un véritable modèle ! Et elle a même reçu un prix de CARE pour sa détermination à défendre coûte que coûte les droits des travailleuses domestiques en Équateur et pour avoir aidé des femmes à se libérer des violences. Quel parcours incroyable ! 

En Equateur, et ailleurs dans le monde, CARE soutient des groupes de femmes à travers des formations de plaidoyer, de gestion financière et d’organisation politique afin de leur donner les moyens de briser les barrières qui les ont maintenues prisonnières du cycle de la pauvreté. En sensibilisant également les communautés aux droits des femmes, CARE se bat pour redonner la parole aux femmes longtemps réduites au silence. 

Alicia, une femme soutenue par l'association CARE en Équateur.
© CARE

En Tanzanie, Elise encourage les femmes à réaliser leurs ambitions grâce à l’entrepreneuriat.

« J'aimerais que chaque femme se lève et réussisse, qu'elle soit autonome et qu'elle devienne une leadeuse. »

Depuis trois ans, Elise est membre d’une association villageoise d’épargne et de crédit créée par CARE en Tanzanie. Composées à 80% de femmes, les membres de l’association mettent en commun leurs économies et se soutiennent pour lancer des activités génératrices de revenus ou des projets qui profitent à toute la communauté. Un formidable exemple de solidarité ! 

« Le groupe fonctionne bien, nous avons accompli beaucoup de choses. De nombreux membres ont créé leur propre entreprise et peuvent maintenant prendre soin de leur famille et de la communauté. »

Et pour Elise comme pour toutes ces femmes, cette association basée sur la solidarité a été un véritable tremplin ! Grâce au soutien des femmes, elle a pu elle aussi lancer son propre commerce. Elle vend à des grossistes du tissu et du manioc qui sont ensuite exportés vers le Congo. 

Et grâce à sa détermination et son esprit d'entrepreneure, Elise est aujourd'hui présidente de l’association. Elle y encourage les femmes à devenir indépendantes, autonomes et à réaliser leurs ambition grâce à l’entrepreneuriat ! 

« En tant que présidente, je gère toutes les activités du groupe. Au début, les mères étaient assez réticentes à l’idée de monter leur entreprise. Il a fallu leur apprendre à gérer leur famille tout en ayant l’esprit d’entreprise. L’éducation permet aux femmes d’être plus indépendantes : il est important de leur donner leur chance ! »

Elise, une femme aidée par l'association CARE en Tanzanie.
© CARE