« Les tanks arrivent », s’écrit Illya, 4 ans

« Nous avons rencontré beaucoup de personnes armées en fuyant. Je n’ai pas pu expliquer cette situation à mes enfants. Quand mon fils de 4 ans entend des sons qu’il ne peut pas reconnaître, il crie ‘les tanks, les tanks arrivent’. »

Tatiana, 36 ans, et sa famille ont parcouru 140 km pour fuir les violents combats du nord-est du pays. Elle-même vit avec un souvenir qui la hante. Une pièce sombre. Les alarmes aériennes et explosions qui retentissent au-dehors. Elle a donné naissance à une petite fille au cours de sa fuite. Dans un hôpital vide. Tous les patients étaient déjà partis pour se réfugier ailleurs, mais par chance une petite équipe de médecins et d’infirmières était encore là. Mais dès le lendemain de son accouchement, la famille a été contrainte de reprendre la route.

« C’est difficile. Chez nous, nous avions des projets d‘avenir, maintenant nous ne savons pas de quoi demain sera fait. Mes enfants les plus grands ont cessé de jouer de la musique et ne chantent plus. Je ne sais pas comment les aider. »

Comment dépasser ces traumatismes

Outre nos actions d’urgence (distributions de nourriture et de biens de première nécessité), CARE aide les personnes frappées par la guerre en leur apportant un soutien psychosocial.

«  Les femmes ukrainiennes nous parlent de missiles qui traversaient les appartements et de cadavres dans la rue. La peur et le chagrin engendrés par la guerre laissent de profondes cicatrices internes – des cicatrices qui font autant de mal que les blessures physiques. S’ils ne sont pas traités, ces traumatismes peuvent avoir un impact à long terme, conduire à de graves problèmes de santé mentale, voire au suicide« , explique Isadora Quay, experte des crises humanitaires chez CARE.

L'association CARE aide les personnes victimes de traumatismes à cause de la guerre en Ukraine

Malheureusement, les besoins sont nombreux et les histoires se ressemblent.

« Nous avons peur de monter au-delà du premier étage. Si une attaque arrive, nous n’aurons pas assez de temps pour nous réfugier au sous-sol », explique Hanna, 68 ans, réfugiée à Kiev.

Hanna et son mari, jeunes retraités pleins de projets avant la guerre, ont survécu à la destruction quasi-totale de leur ville, Mariupol. Leur maison a disparu. Traumatisée par les bombardements puis une longue fuite, Hanna prend des médicaments pour dormir. « Je pleure encore. Je n’arrive pas encore à comprendre et à surmonter cette épreuve », explique Hanna.

CARE apporte une aide psychologique en Ukraine

En Ukraine et dans les pays accueillant des réfugiés, CARE et ses partenaires, des associations locales, soutiennent les familles traumatisées par des séances de soutien psychologique. À Kalush, en Urkaine par exemple, nous soutenons un hôpital qui reçoit chaque mois 50 à 70 nouveaux patients souffrant de traumatismes après avoir été témoins des combats.

« J’ai vécu dans un sous-sol pendant 70 jours. J’avais besoin d’aide et de quelqu’un à qui parler », témoigne Tetyana, 33 ans.

Nous organisons aussi des activités psychosociales. Tatiana et sa famille ont ainsi participé à une excursion en kayak et une séance de dessin. « C’était incroyable. Les enfants se sont amusés pour la première fois depuis le début des combats. Nous avons aussi reçu de la nourriture pour chaque enfant », explique la maman.

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Et parce que les besoins sont immenses, nous cherchons tous les moyens d’aider le plus de personnes possible. Nous distribuons ainsi des informations sur les différents endroits où trouver de l’aide et les ressources à disposition. Par exemple, nous soutenons le livre d’Olena, psychiatre ukrainienne, qui répond aux questions les plus courantes sur la façon de faire face aux traumatismes de la guerre. 2 400 exemplaires ont déjà été imprimés et distribués.

UKRAINE

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CARE et ses partenaires (des associations locales) ont déjà aidé plus de 466 000 personnes affectées par la crise, en Ukraine et dans les pays qui accueillent des réfugiés (Pologne, Roumanie, Géorgie et Allemagne). Notre priorité est d’apporter une aide d’urgence pour répondre aux besoins immédiats des familles affectées par les combats :

  • nourriture et eau,
  • kits d’hygiène,
  • aide financière,
  • soins de santé, médicaments
  • et un soutien psychosocial. 

© CARE