Une semaine après le séisme et le tsunami
en Indonésie, les conditions de vies et l’accès aux victimes sont toujours
extrêmement difficiles. Les équipes de l’ONG CARE sont actuellement à
Palu et Donggala, dans l’une des zones les plus affectées par cette catastrophe.
Témoignage de Wahyu Widayanto, coordinateur des interventions d’urgence de CARE Indonésie, actuellement à Palu
«
Ici, la situation est critique. Plus de 60 000 maisons ont été
détruites. De nombreuses familles sont obligées de dormir dehors et ont perdu
leurs biens dans les inondations et coulées de boue.Trouver
de l’eau potable est très difficile. Il n’y a actuellement que deux banques qui
ont rouvert leurs portes et quelques petits magasins d’alimentation, ce qui est
insuffisant pour couvrir tous les besoins de la population. L’essence est
limitée, les gens attendent toute la nuit pour accéder aux stations-services.CARE
va cibler en priorité les communautés les plus isolées, vivant dans les régions
plus difficiles à atteindre de Donggala, car elles ont moins de chances de
recevoir l’assistance nécessaire mais comptent parmi celles qui en ont le plus
besoin. Nous allons distribuer des kits d’abri et d’hygiène dont des tablettes
de purification de l’eau : des choses très simples, mais qui peuvent
sauver des vies !Les
glissements de terrain, les inondations et la destruction des routes rendent
les opérations d’aide très compliquées : un de nos partenaires locaux
a mis environ 18 heures pour atteindre la région plus éloignée de Donggala,
soit plus du double du temps normal ! L’approvisionnement de l’aide est
donc un défi. Depuis hier, le volcan Soputan est entré en éruption. A priori,
il ne présente pas de risque pour la population mais les cendres risquent de
perturber le trafic aérien et donc l’acheminement de l’aide. »
Témoignage de Rini, ancienne employée de CARE et habitante de Palu, où elle vit avec son mari et ses deux enfants.
« Ce que nous vivons depuis vendredi
est horrible. C’est le chaos. L’électricité est coupée, il est donc
difficile d’obtenir des informations ou de communiquer. Nos réserves en eau
potable sont presque épuisées. La situation est particulièrement alarmante
pour les femmes enceintes. Certaines ont pu être évacuées dans le sud de l’île,
mais les plus pauvres n’ont pas d’autre choix que de rester ici mettant ainsi
leur santé et celle de leur bébé en danger.Contrairement à plusieurs de nos voisins
dont les maisons ont été totalement détruites, mon magasin et ma maison sont
toujours debout mais très endommagés. Mes enfants se sont réfugiés à l’école primaire,
moi je vis dans une cabane en bois juste à côté de chez moi, je dois être
vigilante car il y a beaucoup de pillages et de vols.Les habitants de Palu ont un besoin urgent
de médicaments, d’eau potable, de nourriture, de couvertures…. Mais aussi de
soins médicaux en raison du nombre élevé de victimes. Nous ne pourrons pas
supporter le fardeau de cette tragédie sans une assistance. »
Les équipes d’intervention d’urgence de CARE se trouvent actuellement à Palu et à Donggala. Nous allons aider 100 000 personnes. CARE se concentrera notamment sur les besoins des femmes et des filles qui sont les premières victimes des catastrophes naturelles de ce type et courent un risque accru de violences sexuelles.
CARE a lancé un appel à dons : www.carefrance.org ou donner.carefrance.org
Contact médias
Notre directrice locale est disponible pour des interviews (en anglais). Le décalage horaire est de 5 heures. Contactez Camille Nozières, CARE France : nozieres@carefrance.org ; 01 53 19 87 68 / 07 86 00 42 75.
Notes aux rédactions
- On compte des milliers de morts et
de blessés. 1,6 million de personnes seraient actuellement touchées par la
catastrophe. Environ 350 000 vivent à Palu et 270 000 à Donggala où les
équipes de l’ONG CARE sont actuellement en train d’intervenir. - L’ONG CARE travaille en Indonésie depuis
1967 et possède un bureau dans le sud de
l’île de Sulawesi. CARE mène des programmes
de gestion de risques de catastrophes naturelles, de sécurité alimentaire,
santé et de lutte contre le changement climatique. - Les
vidéos et photos prises
par nos équipes sont à votre disposition (crédit © CARE)