C’est officiel : nous avons épuisé toutes les ressources
naturelles de la planète pour l’année 2019. Le jour du dépassement arrive
chaque année de plus en plus tôt. Pourtant, malgré les signes d’alarmes, les
États restent sourds à l’urgence climatique.

Le jour du dépassement, kézako ?
Cela signifie que nous avons consommé en sept mois toutes les
ressources que la planète peut produire en une année. Nous avons également émis plus de gaz à effet de serre que ce que la
terre, les océans et les sols ne peuvent absorber.
Si le monde consommait comme la France, il faudrait 2,7
planètes pour survivre.
« Le jour du dépassement est un concept symbolique, mais il
est le marqueur de bouleversements qui sont eux, bien réels, et dont l’impact
est désastreux pour les populations et la biodiversité », affirme Marie Leroy,
responsable climat chez CARE France.
Des conséquences dramatiques sur les populations les plus
vulnérables
Le changement climatique et la surconsommation des
ressources creusent de manière flagrante les inégalités entre les pays.
« Dans les pays du Sud,ces bouleversements entraînent des situations de précarité extrême pour les populations : manque d’eau potable et
de bois de chauffage, perte de productivité agricole, maladies
respiratoires liées à la pollution de l’air, etc. »
Les pays les moins responsables du changement climatique
sont ceux qui en subissent le plus les effets. Cyclones, sécheresses, famines, inondations, se multiplient et ont des conséquences dramatiques sur la vie de populations déjà vulnérables.
« C’est une vraie injustice, lorsque l’on sait que
les pays développés sont responsables de la majeure partie des émissions et de la pollution mondiale, au détriment des plus pauvres », affirme Marie Leroy.
Notre pouvoir d’action se réduit « de jour en jour »
Il est de la responsabilité de tous, citoyens, entreprises,
gouvernements, de prendre des mesures à la hauteur de l’urgence climatique !
« Nous pouvons encore agir pour rétablir la trajectoire,
mais la fenêtre de tir se réduit de jour en jour. Plus nous attendons, plus les
bouleversements subis par notre planète pourraient être catastrophiques et
irréversibles. »
Les États doivent prendre leur responsabilité et mettre en
place sans délai des politiques ambitieuses pour tenir les
engagements de l’Accord de Paris, limiter le réchauffement climatique à
1,5°C et protéger les populations.
L'action de CARE contre le changement climatique
La lutte contre les impacts climatiques est l’une des
priorités stratégiques de nos actions de lutte contre l’extrême pauvreté et les
injustices.
- CARE soutient les populations affectées par des chocs
climatiques ponctuels (tempête, inondations) ou de long terme (variabilité des
saisons et des précipitations). - CARE met en place des programmes d’adaptation : soutien
agricole aux communautés qui souffrent de la disparition des glaciers ; mise en
place de réseaux d’accès à l’eau ; projets de plantation de mangroves et de
restauration de systèmes de défense côtiers. - CARE participe également aux négociations internationales
sur le climat et mène des actions de plaidoyer pour inciter les gouvernements à
mettre en oeuvre des politiques climatiques ambitieuses.