430 000
personnes ont été affectées par le passage du cyclone Enawo à Madagascar en mars
dernier. Nos équipes locales se sont rapidement mobilisées pour apporter une
aide d’urgence. Aujourd’hui, nous participons à la phase de reconstruction.
Découvrez notre action en images.

CARE
« C’est l’enfer », témoignait Ibrahim Dasy, membre de notre bureau local, 24
heures après le passage du cyclone. « À Antalaha [petite
ville de la côte nord-est], il n’y a ni électricité, ni eau potable. Des
quartiers sont totalement inondés. »
Le cyclone Enawo, de catégorie 4 sur une échelle d’intensité qui
en compte 5, a détruit 80% des maisons
dans la région d’Antalaha. Accompagné
de pluies diluviennes et de rafales de vents allant jusqu’à 300 km/h, ce cyclone a affecté plus de 430 000
personnes.

Dans le village d’Antseranambidy,
seules une dizaine de maisons ont résisté au passage du cyclone Enawo. Il s’agit
de quelques-unes des 115 maisons construites par les communautés pour résister
aux vents violents, dans le cadre de programmes menés par CARE entre 2014 et
2016. Pour aider les populations à se préparer à ce type de catastrophe, nos
équipes soutiennent également à la mise en place de systèmes d’alertes précoces
et d’exercices de simulation à l’échelle communale ou régionale.
Trancia vit avec sa mère et sa
petite fille de deux ans, dans l’une des maisons construites par CARE. Elle
témoigne :
« Nous sommes chanceux, nous étions en sécurité dans notre maison quand
le cyclone a frappé. Elle est construite avec du bois et des feuilles, comme
les maisons traditionnelles, mais elle est plus solide. Des piliers soutiennent
les murs et le toit pour qu’ils ne s’envolent pas avec le vent. Nos voisins
devraient en faire de même. »

« La première urgence
était d’apporter des bâches en plastique pour remplacer les toits, de l’eau et
de la nourriture aux populations qui ont tout perdu. Grâce à nos équipes sur
place et à des stocks pré-positionnés, nous avons pu réagir très rapidement »,
explique Emilie Martin, responsable des urgences chez CARE France.
Plus de 5 350 personnes ont reçu des
produits de première nécessité (tels que des bâches, des kits de cuisine) et de
la nourriture.

Au-delà des dégâts sur les
infrastructures (maisons, routes, digues endommagés), la quasi-totalité des
cultures de vanille, de cacao et de girofle ont été détruites dans la zone
nord-est du pays, de même que les rizicultures. Dans un pays où 81,3 % de
la population vit sous le seuil de pauvreté, il est indispensable d’aider les habitants
de l’île à faire face aux conséquences d’une catastrophe de cette ampleur.
« Il faut maintenant aider les populations à reconstruire leur vie, à
retrouver de nouvelles sources de revenus en attendant que les cultures
reprennent », explique Emilie Martin, de retour d’une mission à
Madagascar.
Nos équipes vont soutenir la restauration de la
production agricole, grâce à la distribution de semences améliorées naturelles,
la mise en place de foires agricoles et de sessions de formation.

Actuellement,
sont effectués les achats de matériaux et d’outils. Nos équipes prévoient
d’aider plus de 13 000 personnes à reconstruire leurs
habitations de manière à ce qu’elles résistent à de prochains cyclones.
Pour en savoir plus
En mars 2017, le cyclone Enawo a frappé la côte nord-est de Madagascar en causant de graves dommages et pertes, affectant plus de 430 000 personnes. Le projet CARE a pour objectif de permettre à la population du district d’Antalaha d’accéder aux biens de première nécessité.