À Madagascar, beaucoup de femmes et filles n’ont pas accès à des protections périodiques lorsqu’elles ont leurs règles. Face au
coût des protections à usage unique, les serviettes lavables offrent une
solution économique et durable. C’est aussi une opportunité pour les
entrepreneures de l’île, qui ont bénéficié du soutien de CARE pour développer
leur commerce.

L’accès difficile aux protections périodiques à Madagascar
500 millions de femmes et de filles dans le monde n’ont pas
accès à des protections périodiques lorsqu’elles ont leurs règles. Le prix des
serviettes et tampons à usage unique dans le commerce est souvent élevé pour
les familles.
À Madagascar, nombreuses sont celles qui utilisent des
morceaux de tissus récupérés de draps, couvertures ou vêtements usés comme
protections.
« On se débrouille
seules et on demande seulement de l’argent à nos parents pour acheter du savon
et des bouts de tissus », nous confie une écolière à Vatovavy Fitovinany.
Peu de femmes et de filles se sentent en confiance avec
cette solution. Parce qu’elles ont peur des fuites, beaucoup de ne vont pas à
l’école ou arrêtent leurs activités quotidiennes.

Des couturières formées par CARE pour vendre leurs propres
serviettes
À Madagascar, CARE a mis en place un projet innovant pour
encourager l’accès aux protections périodiques tout en développant
l’entrepreneuriat féminin.
30 couturières ont été formées par nos équipes à la
confection de serviettes hygiéniques lavables et réutilisables. Elles ont été
familiarisées à la gestion d’une micro-entreprise et vendent désormais leurs
propres serviettes sur leurs stands.
Une véritable aubaine pour les femmes et les filles de leurs
villages ! Une serviette réutilisable coûte environ 0,6 dollars, soit moins
cher que les protections à usage unique.
« Je leur parle de la capacité d’absorption du tissu et du
fait que la serviette dispose d’un système d’attache qui l’empêche de bouger.
Les gens sont surpris et très enthousiastes », nous explique Lucie qui a
participé au programme.
Pour le commerce de Lucie, la formation représentait aussi
une réelle opportunité !
« J’ai un petit stand où je vends des vêtements et autres
accessoires. Nous avons reçu 30 serviettes déjà confectionnées à l’issue de la
formation. En un mois j’en ai vendu 40 ».
Ces premières ventes lui ont permis d’acheter des tissus et
d’autres fournitures pour confectionner d’autres serviettes.
