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Vote historique à l’OIT. Première convention mondiale contre la violence au travail

Aujourd’hui, a été votée la
toute première convention internationale contre la violence et le harcèlement
au travail au sein de l’OIT. C’est une grande victoire pour les femmes du monde
entier ! L’ONG CARE se félicite de l’adoption de cette convention
qui permettra de protéger des millions de travailleuses dans le monde entier et
appelle maintenant les gouvernements à la ratification rapide de ce texte.

Une victoire historique pour les travailleuses et travailleurs

La toute première convention
internationale contre la violence et le harcèlement au travail vient d’être
votée au sein de l’OIT par les représentants des gouvernements, des employeurs
et des syndicats. Ce texte, une fois ratifié par les Etats, sera juridiquement
contraignant ce qui constitue un énorme pas en avant pour lutter et condamner
la violence et le harcèlement au travail
et protéger les travailleurs et
travailleuses du monde entier, quel que soit leur contrat de travail.

«
C’est réellement une victoire historique qui va changer la réalité de millions
de personnes : la violence et le harcèlement au travail sont un problème
mondial qui appelle une réponse mondiale.
À l’heure actuelle, plus d’un pays
sur trois n’a pas de loi pour interdire le harcèlement sexuel au travail. C’est
un énorme angle mort et cette convention va permettre d’y mettre fin », explique Sophie Chassot, chargée de
plaidoyer chez CARE France.

Cette victoire doit se concrétiser avec des mesures précises

L’adoption de cette convention
arrive après plusieurs années de négociations à l’OIT et dans les différents
pays suite à une forte mobilisation de la société civile. Les appels de l’ONG CARE pour que cette
convention soit réellement ambitieuse ont été entendus.
CARE se félicite ainsi
de l’intégration de définitions larges :

  • des notions de « violence » et de « harcèlement » couvrant la
    diversité et la multiplicité des abus ;
  • du terme de travailleur et travailleuse pour une prise en
    compte de l’économie formelle et informelle, des secteurs privés ou
    publics, en zone urbaine ou rurale ;
  • de la notion de « monde du travail » qui couvre à la fois les
    espaces publics et privés quand ceux-ci sont des lieux de travail. Le
    trajet domicile-travail est également pris en compte.

Cette convention ainsi que la
recommandation qui l’accompagne constituent la combinaison la plus solide
d’instruments de l’OIT permettant de garantir la responsabilité juridique des
Etats et des employeurs.

«La
prochaine étape est cruciale : il faut maintenant que les pays ratifient
cette convention et la mettent en œuvre. Au Cambodge, une femme sur trois
travaillant dans l’industrie textile a été victime de violences sur son lieu de
travail en 2016 1. En France, même si des lois existent
déjà, 82% des employeurs n’ont toujours pas mis en place de mesures de
prévention contre le harcèlement 2. Nous espérons que la
ratification de cette convention permettra d’aller plus loin et entrainera un
changement durable des mentalités
», explique Sophie Chassot.

L’ensemble
du monde du travail, les gouvernements, les syndicats et les employeurs devront
se mobiliser pour prendre des mesures fortes et concrètes pour prévenir ces
violences au travail et les condamner. L’adoption de cette convention est une
grande victoire qui doit maintenant se concrétiser en mesures précises. 

L'action de CARE : deux ans de mobilisation en faveur de cette convention !

  • Depuis deux ans, CARE se bat pour défendre cette convention.
  • CARE a mobilisé 200 000 citoyens et citoyennes dans le monde
    via des pétitions remises aux gouvernements. Des grandes entreprises,
    telles que L’Oréal, Kering, Sodexo, BNP Paribas, Marks & Spencer ou
    Unilever ont également soutenu publiquement ce texte, à l’appel de CARE,
    pour faire pression sur les représentants d’employeurs.
  • Partout dans le monde, CARE défend les droits des femmes et
    lutte contre les violences faites aux femmes aussi bien dans la sphère
    privée que professionnelle. Par exemple : en Amérique latine, nous
    soutenons des organisations de travailleuses domestiques pour la défense de
    leurs droits. En Asie, nous luttons contre les violences dans les usines.
    Nos programmes soutiennent l’autonomisation économique des femmes et le
    travail digne.

Contact médias

Nos
porte-paroles sont disponibles pour des interviews. Contactez Camille Nozières,
CARE France : nozieres@carefrance.org ; 01 53 19 87 68
/ 07 86 00 42 75. 

Notes aux rédactions

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