Cette
semaine, vont se conclure les négociations internationales pour l’adoption ou
non de la toute première convention contre la violence au
travail. Un texte essentiel qui permettrait de lutter contre un fléau mondial
et de combler une lacune juridique qui affecte 235 millions de travailleuses dans le monde. Après deux ans de mobilisation en faveur de ce texte, CARE est présent à ces négociations.

Une convention cruciale pour lutter contre la violence au travail
Depuis
plus de deux ans, le monde du travail – employeurs, syndicats et gouvernements –
négocient la toute première convention internationale pour lutter
contre la violence et le harcèlement au travail, au sein de l’Organisation
Internationale du Travail (OIT).
L’adoption de ce texte serait un grand pas en
avant car actuellement, près d’un pays sur trois n’a pas de loi contre ces abus.
De ce fait, 235 millions de travailleuses ne disposent d’aucune
protection légale dans le monde.
Les points encore incertains ? L'ambition de cette convention
Or, cette convention et son contenu ont fait l’objet de résistances au cours des derniers mois.
Si cette dernière session de négociations semble bien s’engager, nous restons vigilants. Plusieurs points cruciaux sont encore en discussion, notamment autour de l’ambition de cette convention : pour CARE, elle doit protéger l’ensemble des travailleurs et travailleuses, quelque soit leur contrat de travail, leur statut ou le lieu dans lequel ils et elles travaillent.
CARE
appelle à une convention qui protège l’ensemble des travailleurs et
travailleuses
Depuis
deux ans, CARE est mobilisé pour demander que cette convention inclue une
définition large :
- des notions de «
violence » et de « harcèlement » qui permette de couvrir la diversité et la
multiplicité des abus ; - du terme de
travailleur et travailleuse pour une prise en compte de l’économie formelle et
informelle ; - de la notion de «
monde du travail » qui couvre à la fois les espaces publics et privés quand
ceux-ci sont des lieux de travail. Cela permettrait notamment de protéger les
travailleurs et travailleuses domestiques.
Il faut un message clair du monde du travail contre les violences
« Dans
cette dernière ligne droite des négociations, CARE appelle États, employeurs et
syndicats à envoyer un message clair aux travailleurs et travailleuses partout
dans le monde : la violence n’est dans aucune fiche de poste et ne sera plus tolérée ! »,
explique Sophie Chassot, chargée de plaidoyer pour CARE France.
À l’occasion des 100 ans de l’OIT qui ont lieu
cette année, nous demandons une mobilisation globale du monde du travail pour
lutter contre les violences.
Citoyens, citoyennes et entreprises se mobilisent à
l’appel de CARE
- 200 000 personnes dans le monde ont
soutenu la mobilisation Au boulot #ViolenceZéro lancée
par CARE afin de soutenir l’adoption de cette convention et lutter contre les
violences et le harcèlement au travail. - Une dizaine de grandes entreprises
françaises et anglaises se mobilisent publiquement en faveur de cette
convention, à l’appel de CARE : L’Oréal, Kering, Sodexo, BBDO France, BNP
Paribas, Avon, Diageo, Marks and Spencer, Unilever. De même, trois corporations internationales
de leaders d’entreprises et d’entreprises (BSR, The B Team, Business
Fights poverty) ont signé l’appel de CARE aux gouvernements et représentants
d’employeurs. - Et sur le terrain ? Partout dans le
monde, CARE défend les droits des femmes et lutte contre les violences faites
aux femmes aussi bien dans la sphère privée que professionnelle. Par
exemple : en Amérique latine, nous soutenons des organisations de
travailleuses domestiques pour la défense de leurs droits. En Asie, nous
luttons contre les violences dans les usines. Nos programmes soutiennent
l’autonomisation économique des femmes et le travail digne.
Contact presse
Les experts de
CARE sont présents à Genève pour assister aux négociations de l’OIT. Ils sont
disponibles pour toute demande d’interview.
Contactez Camille
Nozières, 07 86 00 42 75, nozieres@carefrance.org