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Ouganda. Les épreuves des réfugiées sud-soudanaises

En amont du sommet de la solidarité pour les réfugiés organisé en Ouganda, les 22 et 23 juin, l’ONG CARE alerte sur la situation des femmes réfugiées sud-soudanaises. Elles sont les premières à souffrir du manque de moyens humanitaires. Voici les témoignages de nos équipes terrain.

Réfugiées sud-soudanaises : la peur du viol est souvent la principale raison de fuir leur pays.

Les femmes et les enfants représentent 86% des 900 000 réfugiés
sud-soudanais qui vivent désormais en Ouganda. 

« L’horreur
de la situation des femmes et des filles sud-soudanaises – la
guerre, la famine et pour certaines la fuite – est difficile à
imaginer. La plupart de celles qui arrivent en Ouganda ont, non seulement,
perdu leur maison et des membres de leur famille, mais ont été aussi victimes
ou témoins de violences.
Très souvent, ces femmes mentionnent à nos équipes que
c’est la peur d’être violées qui les a décidées à fuir leur pays. La majorité
souffrent de graves traumatismes », explique Delphine Pinault, directrice du bureau de l’ONG CARE en Ouganda.

Les femmes sont les premières affectées par le manque de moyens humanitaires.

« La situation des Sud-soudanaises en Ouganda reste extrêmement difficile. Beaucoup n’ont pas d’autre choix que de marchander des relations sexuelles en échange de nourriture. Le manque de moyens humanitaires perpétue des situations de violences, augmente les risques de mariages précoces, de VIH ou encore de grossesses non désirées et, de ce fait, accroît les besoins humanitaires. C’est un cercle vicieux qui doit être brisé », explique Delphine Pinault.

« Nous n’avons pas assez de lits pour pratiquer les accouchements. Chaque jour, six ou sept femmes viennent dans notre clinique pour donner naissance à un enfant. Or, nous n’avons que quatre lits pour les accueillir. La plupart souffrent de complications médicales car elles sont épuisées, souvent malnutries ou atteintes de malaria. On voit aussi de nombreuses adolescentes, âgées d’à peine 14 ans, qui ont besoin de césariennes », témoigne Grace, sage-femme dans une clinique soutenue par CARE dans le camp de réfugiés de Rhino.

La communauté internationale doit soutenir la réponse humanitaire en Ouganda.

L’Ouganda est désormais le premier pays d’accueil en Afrique avec 1,2
million de réfugiés. Les deux-tiers des 900 000 réfugiés sud-soudanais
sont arrivés depuis la recrudescence des combats en juillet 2016 et la
déclaration de la famine il y a quelques mois.

« L’Ouganda
a l’une des politiques d’accueil les plus ouvertes au monde. Les réfugiés
disposent de terrains pour bâtir des abris, ils ont le droit de circuler et de
travailler. Mais cet afflux est une énorme pression pour un pays qui dispose de
faibles ressources. Chaque jour, 2 000 réfugiés sud-soudanais arrivent en
Ouganda.
La communauté internationale doit soutenir la réponse humanitaire en
répondant au récent appel des Nations unies : 1,4 milliard de dollars sont
nécessaires pour aider les réfugiés sud-soudanais dans la région. Aujourd’hui,
les réfugiés ne reçoivent pas suffisamment de nourriture, d’eau, d’abris ou de
soins de santé, à cause du manque de financements humanitaires
», alerte
Delphine Pinault.

Contacts médias

Nos équipes sont disponibles pour tout commentaire.

Contactez Laury-Anne Bellessa, responsable des
relations médias chez CARE France, bellessa@carefrance.org,
07 86 00 42 75

À propos de CARE :

CARE est un réseau humanitaire de lutte
contre l’extrême pauvreté et de réponse aux urgences, créé il y a 70 ans. En
2016, CARE a soutenu 80 millions de personnes dans 94 pays.

En Ouganda, CARE a déjà aidé plus de
42 000 réfugiés en construisant des abris et en mettant en place des services
de protection des femmes.
Nos équipes
fournissent notamment des soins de santé sexuelle et maternelle, ainsi qu’un
soutien psychosocial et juridique pour les victimes de violences.

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