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Le tabou des règles : un problème universel !

Le tabou des règles est l’un des stéréotypes sexistes qui affecte
la quasi-totalité des filles et des femmes dans le monde. Voici un petit tour
du monde expliquant les impacts quotidiens et concrets de ce tabou universel.
Et ce que vous pouvez faire pour lutter contre cette injustice ! 

Les
filles et les femmes, victimes de stigmatisation et d’interdits quand elles ont
leurs règles

Dans de nombreux pays, les femmes sont considérées comme
impures quand elles ont leurs règles.

  • Au Népal et
    en Inde, les femmes n’ont pas le droit de toucher de la nourriture ou les récoltes

    car elles pourraient causer malheur à leur famille et communauté. 
  • En Bolivie,
    on dit aux filles que le sang des règles peut provoquer des maladies graves,

    comme des cancers, pour les autres personnes. 

Les mythes
qui entourent les règles jouent un rôle important dans la place des femmes dans
leur communauté
ainsi que dans la perception que les femmes ont d’elles-mêmes.

  • En Inde, par
    exemple, des violences ont récemment éclaté contre la décision de la Cour
    suprême indienne de révoquer l’interdiction ancestrale et sexiste pour les
    femmes en âge d’avoir leurs règles d’entrer dans certains temples religieux.
  • Dans les
    pays occidentaux aussi, le tabou et l’invisibilisation des règles persistent.

    Ce n’est pas normal qu’aujourd’hui, 44% des femmes françaises et 58 % des
    Américaines éprouvent de la honte pendant leurs menstruations. Source Enquête du groupe SCA, 2017 & de Think, 2018

Le tabou des règles tue

Au Népal ou au Vanuatu, par exemple, les filles et les
femmes sont exclues socialement voire exilées de leur maison.
Isolées dans des
abris de fortune, exposées aux éléments, aux agressions, des femmes meurent
chaque année.

  • Le 9 janvier dernier, une femme et ses deux enfants ont été
    retrouvés morts dans une hutte au Népal alors que la mère se pliait à la
    coutume ancestrale du Chaupadi, cet exil menstruel. Et ce, malgré le fait que
    cette pratique a été interdite l’année dernière. 

Un
combat pour la dignité et la santé des filles et des femmes

Les tabous et les croyances fausses créent un environnement
où les femmes et les jeunes filles sont privées d’un droit fondamental : celui
de garantir leur hygiène et leur santé.

  • En Afghanistan, on dit aux femmes qu’elles ne peuvent pas se
    doucher pendant leurs règles
    sinon elles deviendront stériles. 
  • À travers le monde, plus de 500 millions de filles et de
    femmes n’ont pas du tout accès à des protections hygiéniques.
    Au Maroc, au
    Bangladesh ou ailleurs, elles sont obligées d’utiliser des torchons, des
    feuilles, du papier journal, des morceaux de matelas ou même de la boue. Les
    risques hygiéniques et d’infections sont considérables. Source Unicef et OMS, 2015

Les premières règles sont trop souvent quelque chose
d’effrayant pour les filles.

Dans trop de pays, beaucoup de filles n’ont aucune idée de
ce phénomène naturel car les mères n’osent pas en parler et ces questions ne
sont pas abordées à l’école.

  • Au Malawi ou au Vanuatu, les règles doivent rester secrètes.
    Les parents n’en parlent jamais avec leurs enfants.
  • La moitié des filles se sentent ignorantes lors de leurs
    premières règles, selon une étude menée en Angleterre.
  • Aux États-Unis, 40 % des Américaines ont eu peur lors de leurs
    premières règles
    , par manque d’information sur le sujet. Source étude et infographie Diva Cup, 2018

À cause de cela, beaucoup de filles sont horrifiées et
choquées par ce sang qui coule de leur corps. Beaucoup pensent qu’elles sont en
train de mourir ou que quelque chose ne va pas.

La déscolarisation des filles quand commence leur vie de
femmes

Une autre conséquence de ce tabou est la déscolarisation des
filles quand débute leur vie de femmes.

  • En Inde, 40% des filles interrogées ne vont pas à l’école quand elles ont leurs règles. Source Rapport JFamily Community Med, 2018
  • Au Niger et au Burkina Faso, 35% des filles interrogées et 21% des filles manquent parfois l’école pendant la menstruation. Source UNICEF, 2013
  • Ces chiffres alarmants sont notamment dus à l’absence de
    toilettes séparées dans les écoles, au manque d’accès à des protections
    hygiéniques, à la honte ressentie par les jeunes filles ainsi qu’au manque
    d’information. 

Ensemble, brisons le tabou des règles !

Une femme a ses règles en moyenne entre 2 555 et 3 000 jours dans sa vie,
soit plus de 8 ans au total ! Pour trop de femmes et les filles, leurs règles
correspondent à autant de jours perdus à éprouver un sentiment de honte ou être
victimes de terribles discriminations. Il faut que les choses changent ! 

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