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Crise syrienne. L’exil et le calvaire des femmes syriennes réfugiées

Les réfugiées syriennes sont très vulnérables que ce soit au
Moyen-Orient ou sur la route vers l’Europe. Nos équipes ont rencontré Dana dans un camp de réfugiés en Serbie. Elle
a accepté de nous raconter les traumatismes de la guerre en Syrie et les
dangers de son exil en Europe. Une vidéo bouleversante. 

« Mes fils sont
nés pendant la guerre. Ils n’ont jamais connu de jour heureux. Ils n’ont jamais
vu de jardin ou de parc. Ils ne connaissent que les avions et les bombardements.
La terreur et la peur. Et les corps décapités dans les rues. »

Le mari de Dana a été enlevé par des extrémistes. Il est
présumé mort.

« Un jour, j’ai
été battue dans la rue parce que j’avais soulevé mon voile pour examiner un
jouet que je voulais acheter pour mes enfants. J’ai eu peur pour la sécurité de
ma fille âgée de neuf ans. Je l’ai envoyée en Autriche pour qu’elle vive avec
sa tante. Chaque jour, j’avais un peu plus peur. Quand elle est partie, je
croyais qu’elle reviendrait quand les choses s’arrangeraient. Mais rien ne
s’est arrangé, la situation n’a fait qu’empirer.
»

Dana a fui la Syrie en avril dernier

« Nous avons fui
au milieu de la nuit à pied. Si l’armée ou les extrémistes nous avaient
attrapés, ils nous auraient tués. Nous avons marché 10 heures pour rejoindre la
frontière turque. J’ai dû porter mon fils de deux ans tout le long du trajet.
Ses jambes sont trop petites pour pouvoir parcourir une telle distance. C’était
un long, difficile et épuisant parcours. Mais je savais que ce n’était que le
début. »

Dana et ses fils ont survécu à la traversée de la
Méditerranée en bateau, à un kidnapping par des passeurs et à quatre jours
perdus dans la forêt sans rien à manger ou à boire.

« En Syrie, tu risques
de mourir un jour dans un bombardement. Ici, tu meurs chaque jour. »

Dana est actuellement bloquée en Serbie. Elle désespère de
pouvoir rejoindre sa fille à Vienne.

En savoir plus

Un nombre croissant de réfugiées syriennes sont désormais seuls soutiens de leur famille lors de leur exil dans les pays du Moyen-Orient ou de leur fuite vers l’Europe. 95% d’entre elles dénoncent un stress supplémentaire et 60% se sentent plus vulnérables aux violences, abus et harcèlements. En amont des Sommets internationaux sur les réfugiés (19 et 20 septembre), l’ONG CARE publie le rapport « On her own » décrivant les dangers auxquels sont confrontées les réfugiées syriennes et demande à la communauté internationale de les protéger. 

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