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Top 5 des conséquences du tabou des règles en 2021

Le tabou des règles
existe-t-il toujours en 2021 ? Malheureusement oui. Malgré les avancées, les
interdits autour des menstruations sont nombreux.
La preuve avec ce top 5 des conséquences dramatiques de ce tabou contre lequel
CARE lutte chaque jour. 

Entendre des clichés comme « T’es énervée ? T’as tes règles
ou quoi ? »

Les stigmatisations et les préjugés qui entourent
les menstruations
ont la vie dure. Saviez-vous que selon les croyances, en
France,
une femme serait incapable de monter une mayonnaise lorsqu’elle a ses
règles ? En Bolivie, on pense que le sang des règles pourrait donner le cancer.
Et en Inde, les femmes ne peuvent s’approcher de la nourriture car elles
pourraient la contaminer.

Toutes ces superstitions sont évidemment fausses et
intolérables ! Elles stigmatisent les femmes et affectent leur vie et leurs
droits. C’est pourquoi sur le terrain, CARE sensibilise les communautés aux
menstruations
et dédiabolise ce phénomène.  

La honte : avoir ses règles et ne pas oser en parler

Ça vous parait fou ? Pourtant, des millions de femmes
n’osent pas parler de ce phénomène naturel. En France, 44% des femmes ont honte
d’avoir leurs règles. 

Et nombreuses sont celles qui ignorent tout des
menstruations avant de les avoir pour la première fois.
 Dans de
nombreux pays, nos équipes sensibilisent aux règles, à la puberté, et
à la santé sexuelle et reproductive.
Parce que les femmes ont le droit de
connaitre leur corps
et ne pas en avoir honte ! 

La précarité menstruelle : ne pas pouvoir acheter de
protections périodiques

La précarité menstruelle n’est pas un mythe. En France, elle
concernerait plus d’1,7 million de femmes
 qui n’ont pas de quoi acheter des protections menstruelles. Et dans d’autres pays du monde, boue
séchée, feuilles, papier journal, morceau de matelas
sont parfois la seule
solution pour protéger ses vêtements de taches de sang. Ces pratiques représentent un danger pour leur santé et les risques
d’infections et de maladie
sont importants.

Heureusement, en 2020, il y a eu des bonnes nouvelles : des pays comme
l’Ecosse, le Sri Lanka, ou encore la France
se sont engagés à prendre des
mesures en faveur de la gratuité des protections périodiques. Ces avancées ne sont qu’un début ! En attendant, pour lutter contre cette précarité,
CARE apprend aux femmes et aux filles à fabriquer leurs propres serviettes menstruelles en
tissu réutilisable :
une solution économique, écologique et hygiénique !  

Le décrochage scolaire : manquer des jours d’école lorsqu’on
a ses règles

Le tabou des règles est l’une des causes de la
déscolarisation des filles
dans le monde. Faute de protections ou de toilettes
dans les écoles,
 par peur des
moqueries si elles tâchent leurs vêtements ou par honte,
nombreuses sont celles
qui ne vont pas à l’école durant cette période. 

Au Kenya par exemple, un
million de filles seraient concernées chaque mois. Ces absences répétées
peuvent entrainer un décrochage scolaire sur le long terme, et briser ainsi
l’avenir de milliers de filles chaque année !  

Le poids des traditions : être exilée de sa maison pendant
ses menstruations

Dans certains pays comme le Népal, les croyances autour des
règles
sont si fortes qu’elles peuvent tuer. 

Considérées comme impures, les femmes y sont parfois contraintes de quitter leur maison
lorsqu’elles ont leurs règles. Elles se retrouvent
livrées à elles-mêmes, dorment dans des huttes et font face à de
nombreux dangers
: morsures d’animaux, abus et violences, froid. Certaines femmes ont perdu la vie, victimes
de cette tradition intolérable.

En 2021 plus que jamais, la lutte contre ce tabou doit
continuer !  

Sur le terrain : CARE lutte contre le tabou des règles

Tous les jours, sur le terrain, CARE lutte contre le tabou
des règles et les stéréotypes de genre en sensibilisant les femmes, les filles
mais aussi les hommes et les garçons à l’égalité femmes-hommes. 

Et afin de
garantir le droit à l’éducation de chaque fille, CARE construit notamment des
toilettes et des points d’eau adaptés aux filles dans les écoles,
distribue des
cups
ou soutient la fabrication de serviettes hygiéniques réutilisables et
informe les filles sur la santé sexuelle et reproductive.

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