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Yémen. « Nos deux parents sont morts depuis le début de la guerre »

À 17 ans, Rawan s’occupe seule de ces cinq frères et soeurs.
Comme la quasi-totalité des Yéménites, la famille de Rawan s’est retrouvée
piégée par la guerre, dans l’impossibilité de fuir ou de se faire soigner à
l‘étranger. CARE se mobilise pour aider Rawan et mettre fin aux ventes d’armes
françaises qui entretiennent ce conflit.

« Je me souviens des bruits de tirs et de roquettes à
proximité de notre maison. »

« Au début de la guerre en 2015, nous avons fui Hodeidah à
cause des affrontements. Je me souviens des bruits de tirs et de roquettes à
proximité de notre maison.
C’était effrayant.

Ici, c’est plus sûr ici. Mais quand il fait chaud, il fait
très chaud. Et quand il fait froid, il fait très froid. Nous n’avons qu’une
couverture à partager à six pour nous tenir au chaud la nuit.

Mon père continuait à travailler à Hodeidah. Il est parti un
jour et n’est jamais revenu
. On nous a dit qu’il était mort mais nous ne savons
ni comment ni pourquoi. Ma mère souffrait d’une maladie cardiaque. Son état
s’empirait alors j’ai commencé à prendre soin de mes cinq frères et soeurs.
J’avais douze ans. J’ai quitté l’école et je passais mes journées à cuisiner, à
nettoyer. Ma mère est morte un peu après. Beaucoup de gens meurent faute de
soins à cause de la guerre.
»

« La vie est dure et je porte seule toutes les
responsabilités. »

« Ce qui me blesse le plus, c’est de ne pas pouvoir donner à
mes frères et sœurs tout ce qu’ils veulent.
Asmer, mon plus jeune frère, a six
ans. Ma sœur Rama n’a que sept ans. Je ne peux pas leur acheter des petites
choses comme des bonbons et des jouets. CARE nous donne des produits comme du
savon ou des protections hygiéniques. On reçoit aussi de l’argent pour acheter
à manger et des fournitures scolaires. Malgré cette aide, je n’ai pas les
moyens d’envoyer tous mes frères et sœurs à l’école.
Seuls quatre d’entre eux
continuent à étudier.  

La vie est dure et je porte seule toutes les
responsabilités. Tout le monde compte sur moi.

Mes parents me manquent. Mon père faisait tout pour
s’occuper de nous, nous donner des vêtements ou à manger quand nous en avions
besoin. Et je me souviens de ma mère. Je lui racontais tout, ce qui se passait
dans vie, ce qui me préoccupait. Elle m’embrassait et je savais que tout allait
bien se passer. J’aimerais que les choses soient comme avant. »

Au Yémen, les armes françaises tuent ? Dites stop et signez
notre pétition !

Les civils sont les premières victimes de la violente guerre
au Yémen. La France participe à cette crise humanitaire en vendant des armes et
des navires aux pays qui bombardent le Yémen et maintiennent un blocus illégal
affectant les populations civiles. 

La France doit cesser ses ventes d’armes aux pays impliqués
dans le conflit. Refusons d’être complices de la souffrance de millions de
personnes/de cette guerre ! Signez notre appel #PasEnMonNom que nous remettrons
aux députés français ! 

L’action de CARE au Yémen

CARE fait partie des rares ONG internationales toujours
présentes au Yémen. Dans des conditions extrêmement difficiles, nous apportons
une aide à 1,5 million de personnes chaque mois. 

  • Sécurité alimentaire : distribution de nourriture et
    assistance financière, soutien à l’agriculture, distribution de semences et
    petits ruminants.
  • Eau et assainissement : réhabilitation des sources d’eau,
    construction de toilettes, distribution de kits d’hygiène, sensibilisation à
    l’hygiène pour prévenir la propagation de maladies d’origine hydrique comme le
    choléra.
  • Santé maternelle et reproductive : soutien de maternités et
    centres de santé, formation de personnel de santé et sages-femmes.
  • Soutien à l’autonomisation économique des jeunes : formation
    professionnelle, accompagnement technique et distribution de prêts pour les
    femmes qui veulent développer des petites entreprises.

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