30 septembre 2014

Génération Nutrition : 7 ONG rappellent les vraies causes de la faim et appellent à la mobilisation pour donner le "Clap de fin contre la faim"

En 2014, 805 millions de personnes souffrent toujours de la faim soit 1 personne sur 9 dans le monde. La sous-nutrition est en cause dans 45% des décès d'enfants. Pourtant, la faim n'est pas une fatalité ; y mettre fin n'a rien d'une fiction.

En 2014, 805 millions de personnes souffrent toujours de la faim soit 1 personne sur 9 dans le monde1. La sous-nutrition est en cause dans 45% des décès d'enfants. Pourtant, la faim n'est pas une fatalité ; y mettre fin n'a rien d'une fiction.

Pour le clamer, haut et fort, à quelques semaines de la Journée Mondiale de l'Alimentation, 7 ONG, membres de la campagne Génération Nutrition, appellent l'ensemble des citoyens à se mobiliser sur les réseaux sociaux avec le #ClapDeFaim : Action Contre la Faim, AMREF, CARE France, Coalition Eau, Global Health Advocates, Première Urgence, Secours Islamique France.
L'objectif : se prendre en photo avec un clap de cinéma ou en symbolisant l'objet pour dire que non, « la fin de la faim, ça n'a rien d'une fiction ».

Défaire les idées reçues

A travers cette campagne, il s'agit d'aller à l'encontre des idées reçues sur la faim et la sous-nutrition afin de mobiliser tous ceux qui ont un rôle à jouer contre ce fléau. Voici quelques exemples.

Idée reçue : il suffirait d'augmenter la production agricole pour combattre la sous-nutrition

FAUX On a longtemps pensé que la sous-nutrition était avant tout une question d'accès à une alimentation suffisante et de qualité. On sait aujourd'hui que c'est faux. Par exemple, le manque d'accès à des toilettes ou à une eau saine peut aussi conduire les enfants à être sous-nutris.

Idée reçue : les agriculteurs sont épargnés par la faim

FAUX 75 % de ceux qui souffrent de la faim aujourd'hui sont des agriculteurs. Au Mali, par exemple, la région de Sikasso est l'une des plus prospères du pays d'un point de vue agricole. Paradoxalement, elle est également celle où s'enregistrent les taux de sous-nutrition les plus élevés. Car les programmes et les politiques agricoles n'ont pas toujours été élaborés pour répondre aux besoins des populations locales.

Idée reçue : la sous-nutrition est aujourd'hui bien détectée, notamment chez les enfants

FAUX Seul un enfant sur dix atteint de la forme la plus grave de sous-nutrition a aujourd'hui accès au traitement ! "Imaginez que personne n'ait jamais vérifié le rapport taille-poids et la croissance de votre enfant quand vous allez dans un centre de soins. Alors qu'en France l'état nutritionnel de l'enfant est systématiquement examiné lors des visites médicales, ce n'est pas le cas dans de nombreux pays. C'est aberrant!!", relate Bruno Rivalan, responsable plaidoyer chez Global Health Advocates.

Idée reçue : On est sur la bonne voie : la faim dans le monde diminue

VRAI... MAIS : 100 millions de personnes ont été sauvées de la faim depuis 10 ans. «Mais le changement climatique appauvrit les terres agricoles, assèche les ressources en eau... Si nous ne faisons rien, d'ici 2080, ce sont 600 millions de personnes supplémentaires, dont un grand nombre d'enfants qui souffriront de la faim », rappelle Fanny Petitbon, chargée de plaidoyer pour CARE France.

En savoir plus sur la campagne Génération Nutrition

Contacts presse

Génération Nutrition : Cécile Cailliez - ccailliez@actioncontrelafaim.org - 01 70 84 71 33
CARE France : Laury-Anne Bellessa - bellessa@carefrance.org - 01 53 19 89 92