22 mai 2017

Madagascar : CARE aide les populations affectées par la sécheresse et l’insécurité alimentaire

Au sud de Madagascar, 1,5 million de personnes ont besoin d’une aide d’urgence pour faire face aux impacts de cinq années de sécheresse. Emilie Martin, notre responsable des urgences, nous explique en photos l’action de CARE.

CARE aide les populations à Madagascar
© 2017 / CARE

Une aide d’urgence via des distributions de nourriture

Le sud de Madagascar est victime d’une importante crise alimentaire. Huit personnes affectées sur dix sont des fermiers qui ont perdu leurs récoltes et leurs sources de revenus à cause de la sécheresse.

« La quasi-totalité des familles vivant dans ces régions pauvres et très isolées dépendent de l’agriculture vivrière pour se nourrir. Or, près de 75 % des cultures de riz et de maïs ont été détruites par plusieurs années de sécheresse, des invasions de criquets et les impacts du phénomène climatique El Niño », explique Emilie Martin, responsable des urgences chez CARE France.

CARE a distribué de la nourriture à plus de 4 700 personnes. 

Une aide financière pour les familles les plus vulnérables

CARE aide les populations à Madagascar
© 2017 / CARE

« Beaucoup de familles sont aujourd’hui obligées de vendre leurs biens ou leur petit bétail pour acheter de quoi manger. Et quand elles ont épuisé toutes leurs ressources, elles réduisent le nombre de leurs repas ou partent dans d’autres régions pour trouver du travail », explique Emilie Martin, de retour d’une mission à Madagascar.

CARE apporte une aide financière à plus de 24 600 personnes. Certaines sont notamment rémunérées en échange de travaux d’intérêt communautaire qui permettent de limiter les effets de la sécheresse : curage de mares, réhabilitation de pistes, aménagement de champs, renforcement des digues…

CARE soutient également la création d’AVEC, des associations villageoises d’épargne et de crédit, qui permettent aux populations de démarrer de nouvelles activités génératrices de revenus.

La distribution de semences résistantes à la sécheresse

CARE aide les populations à Madagascar
© 2017 / CARE

Au cours des vingt dernières années, les précipitations ont baissé de 25 à 75 %.

« Notre vie a changé avec la sécheresse, nous vivons de plus en plus mal. Lorsque nous plantons, les cultures s’assèchent à cause du manque de pluie ou sont emportées par les vents forts. Aujourd’hui, j’ai épuisé mon stock de semences », explique Masy, une mère qui élève seule ses onze enfants.

CARE aide les populations à s’adapter au manque d’eau en distribuant des semences plus résistantes à la sécheresse et consommées localement, telles que le manioc les haricots rouges ou des lianes de patates douces. 

La mise en place de techniques de conservation des semences et des récoltes

CARE aide les populations à Madagascar
© 2017 / CARE

La conservation des récoltes et des semences est également un élément crucial pour éviter les pertes d’aliments.

« Dans certaines régions, il est culturellement interdit de couper les patates douces en rondelles. Il était donc impossible de les faire sécher afin de pouvoir les conserver pendant plusieurs mois. À travers plusieurs échanges avec les populations, nos équipes se sont rendu compte qu’il était cependant possible de les couper dans le sens de la longueur. Ainsi, les populations ont pu se constituer des réserves pour les périodes les plus difficiles », explique Emilie Martin.

De même, nos équipes construisent des silos collectifs pour favoriser un meilleur stockage des semences et éviter les pertes dues à la chaleur et aux rongeurs.

La construction de 238 points d’eau

CARE aide les populations à Madagascar
© 2017 / CARE

« À cause de la sécheresse, les femmes et les filles sont obligées de marcher plusieurs heures pour collecter de l’eau ou alors les familles en achètent à un coût très élevé », témoigne Emilie Martin. 

Pour réduire l’impact de la sècheresse, CARE et BushProof, une association locale, construisent des points d’eau pour la consommation humaine et l’irrigation des champs. Ces points d’eau seront gérés par des comités de gestion formés par les populations locales.