29 mai 2017

Les femmes sont victimes de discriminations et de préjugés dans le monde entier. Voici les récits de trois femmes extraordinaires qui ont décidé de se battre pour le respect des droits de toutes : Helen, féministe en Angleterre, Haoua qui souhaite offrir à ses enfants l’éducation qu’elle n’a pas eue, et Muzoon qui se bat contre les mariages précoces des réfugiées syriennes. Engagées à nos côtés ou bénéficiaires de nos programmes, découvrez leurs messages.

« Le féminisme est un défi mondial. Notre solidarité ne peut pas s’arrêter aux frontières de notre pays. »

Portraits de femmes inspirantes
© Guy Bell / CARE

Helen Pankhurst est l’arrière-petite-fille de l’une des dirigeantes du mouvement des suffragettes en Angleterre, Emmeline Pankhurst. Helen poursuit le combat de son aïeule aux côtés de CARE : elle est experte des questions d’égalité des genres et intervient dans la mise en place de nos programmes.

« Le monde dans lequel nous vivons est plus interconnecté qu’au temps de mon arrière-grand-mère. Les voix et les actions de chacun-e peuvent être amplifiées, afin de construire un monde meilleur pour tous », déclare-t-elle.

Helen Pankhurst (au centre) aux côtés de membres du mouvement des suffragettes, lors de la marche organisée l’année dernière par CARE à Londres.

« Mes enfants seront plus forts que moi, et les leurs le seront encore davantage. »

Portraits de femmes inspirantes
© CARE

Haoua est la fille de Fatchima Aboubacar, une des fondatrices de la première association villageoise d’épargne et de crédit (AVEC) créée en 1991, au Niger. Mariée adolescente*, elle n’a pas eu la chance d’aller à l’école. Il y a quelques années, Haoua a décidé à son tour de rejoindre une AVEC. 

 « Grâce à l’AVEC, j’ai réellement compris la notion d’éducation et surtout son importance. L’école va offrir à mes enfants des opportunités que je n’ai pas eues la chance d’avoir… Ils seront plus forts que moi, et leurs enfants le seront encore davantage. »

Haoua a également démarré une nouvelle activité génératrice de revenu : chaque jour, en fin d’après-midi, elle vend des beignets et fait le bonheur des gourmands qui croisent son chemin ! 

* Le Niger fait partie des pays avec le taux le plus élevé de mariages d’enfants.

« Les mariages précoces ne sont pas une solution. »

Portraits de femmes inspirantes
© CARE

Muzoon, jeune femme syrienne de 18 ans, vit désormais en Angleterre où elle a pu rejoindre sa famille. À l’époque où elle vivait dans le camp de réfugiés d’Azraq, en Jordanie, elle était devenue amie avec une jeune fille de 15 ans, qui avait dû quitter le camp pour se marier : cette rencontre fut un déclic. Le 8 mars dernier, à Londres, à l’occasion de l’événement #March4Women, Muzoon manifestait aux côtés de nombreuses activistes pour dénoncer les mariages précoces, une pratique encore bien trop courante.

 « Depuis que j’ai 16 ans, je parle à de nombreuses filles de mon âge, voire plus jeunes, qui prévoyaient de se marier. J’ai réussi à en convaincre quelques-unes d’attendre. Lorsque j’ai fui en Jordanie, je pensais que ma vie allait se terminer. Mais finalement, ce fût le début de quelque chose de nouveau, du combat de toute une vie. »

 Aujourd’hui, Muzoon a beaux projets pour son avenir :

 « Je veux apprendre tout ce que je peux, être une étudiante brillante puis devenir journaliste. Je veux dénoncer et informer sur le sort des enfants mariés bien trop jeunes. »