18 juillet 2018

Privées d’éducation et victimes de violences : lutter contre les mariages précoces au Népal

"Les femmes que j’ai peintes ont toutes la même attitude, la même position parce qu’elles mènent le même combat contre les inégalités" explique l’artiste Fanny Lou. Au Népal, plus d’un tiers des filles sont victimes de mariages précoces. Pour changer les mentalités, garantir les droits des femmes et l’égalité, CARE sensibilise et agit tous les jours auprès des populations locales. 

37% des filles sont mariées avant 18 ans au Népal

CARE France est une ONG de solidarité internationale

Au Népal, 37% des filles sont mariées avant leurs 18 ans et 10% avant même d’avoir 15 ans ! Les garçons ne sont pas épargnés non plus puisque 11% sont mariés avant leurs 18 ans. 

Pourtant, le mariage des enfants est illégal dans le pays depuis 1963. La loi fixe l’âge minimum du mariage à 18 ans avec consentement des parents et à 20 ans sans autorisation parentale. Or, cette pratique, en particulier pour les filles, reste largement répandue. La police intervient rarement pour empêcher de telles unions ou poursuivre les responsables et peu de plaintes sont déposées. Les agents du gouvernement enregistrent donc officiellement ces mariages, bien qu’illégaux. Des milliers de filles sont ainsi privées de leur avenir et de leur liberté

Les conséquences dramatiques d’une société patriarcale

Au Népal, les filles et les femmes sont reléguées au statut de citoyennes de seconde classe. En conséquence, elles sont sujettes aux inégalités et aux violences, notamment sexuelles. C’est le cas par exemple de Shitala, 23 ans, giflée par son mari lors de son accouchement. Celui-ci déversait régulièrement sur elle sa colère de n’avoir toujours pas d’héritier mâle.  

40% des enfants travaillent au Népal. Pour rendre les filles « utiles » beaucoup d’entre elles sont forcées de quitter l’école tôt pour travailler. Elles manquent alors d’informations sur la santé reproductive et sexuelle et beaucoup n’ont pas connaissance des planning familiaux mis en place gratuitement par le gouvernement ou ne peuvent y accéder à cause de la distance, la stigmatisation ou les pressions familiales. Ainsi, elles sont nombreuses à tomber enceintes très jeunes, ce qui n’est pas sans danger pour leur santé et celle de leurs enfants. 

L’approche pluridimensionnelle de CARE pour lutter contre ce fléau

Présent au Népal depuis 1978, la lutte contre les mariages précoces est au cœur de l’action de CARE. Une étude menée par CARE montre que la plupart des parents népalais connaissent les risques liés au mariage des enfants, mais continuent de le pratiquer, sous la pression de leur communauté. Il est donc primordial de sensibiliser, informer et changer durablement les mentalités

CARE a par exemple choisi de travailler en étroite collaboration avec les hommes afin de changer en profondeur cette société patriarcale. Ainsi, 60% de notre staff local est composé d’hommes. Nos équipes travaillent également avec les responsables politiques et religieux, qui ont une grande influence. Et ça marche ! A 16 ans, Priyanka participe aux actions de CARE et cette adolescente a bien compris l’importance de l’école : 

"Je ne me marierai qu’à 30 ans. Je veux prendre le temps de finir mes études !", explique-t-elle.

Merci à Fanny Lou de porter leur combat et leurs voix à travers ces portraits et t-shirts. Nous sommes toutes et tous concerné.e.s par les droits des femmes : HER RIGHTS, OUR FIGHT ! 

HER RIGHTS, OUR FIGHT : agir pour les droits des femmes !

Portez les couleurs de l’égalité pour un été stylé et engagé ! Car le combat des femmes doit être soutenu par tous et toutes, d’où notre slogan « Her Rights, Our Fight ». T-shirts, tote bags et affiches sont proposés à la vente tout l'été. Les bénéfices des ventes sont reversés à CARE. 

C’est par ICI !