02 août 2019

Un an après le déclenchement de la plus grave épidémie d’Ebola en République Démocratique du Congo, de nouveaux cas ont été signalés dans l’une des plus grandes villes du pays, Goma, épargnée jusqu’alors. L’arrivée du virus dans cette ville de plus de 2 millions d’habitants fait craindre une accélération de la propagation du virus qui a déjà causé plus de 1 600 décès en une année. 

Les populations qui pourraient être touchées par le virus sont déjà en situation de vulnérabilité.
© CARE

Un risque important de propagation du virus

Depuis le 1er août dernier, l’épidémie d’Ebola a affecté 2489 personnes et causé 1665 décès en République Démocratique du Congo. Jusqu’à présent, le virus était contenu dans les zones plus reculées d’Ituri et du Nord-Kivu. Mais ces derniers jours, quatre cas ont été signalés à Goma, capitale du Nord-Kivu et l’une des villes les plus peuplée du pays. 

« L’annonce de ces cas d’Ebola dans la ville de Goma, qui ont déjà causé la mort de deux personnes, est terriblement préoccupante ! Il faut de toute urgence mettre fin à la propagation de cette épidémie, avant qu'elle ne prenne plus de vies à Goma ou ailleurs et se propage aux pays voisins », alerte David Bisimwa, coordinateur humanitaire de CARE en République démocratique du Congo.

Le virus Ebola se propage dans des régions touchées par de violents conflits, ce qui complique très fortement les efforts mis en place pour endiguer l’épidémie : l’insécurité rend certaines zones inaccessibles et ces violences entraînent des déplacements de populations (notamment transfrontaliers) qui peuvent favoriser la propagation du virus.

« Nous devons en faire une priorité et nous mobiliser pour permettre la maîtrise et à l'élimination du virus. Dans le cas contraire, les conséquences pourraient être catastrophiques pour les populations », alerte Benoit Munsch, directeur de CARE en RDC.

CARE se mobilise pour protéger les populations

CARE est mobilisée depuis le début de l’épidémie pour venir en aide aux populations.

Nos équipes construisent notamment des infrastructures pour permettre l'accès à l'eau dans les écoles, les marchés et les centres de santé. L'eau et le savon sont fondamentaux pour limiter les risques de contamination. 

CARE forme également le personnel de santé, et fournit des équipements de protection contre le virus ainsi que des kits d'hygiène. 

CARE porte une attention toute particulière aux femmes et aux filles. Elles sont souvent considérées comme étant en charge des soins au sein de leur familles et sont donc plus susceptibles d'être affectées par le virus.