30 janvier 2020

Une journée avec Nadia, conseillère terrain pour CARE au Maroc

Nadia vit à Meknès, une ville au nord du pays. Depuis 2 ans, elle travaille aux côtés de CARE et encourage les femmes à devenir entrepreneuses. Découvrez son quotidien auprès des femmes qu’elle aide et la fierté qu’elle éprouve à créer un changement dans leur vie.

nadia conseillère terrain pour CARE au Maroc
©CARE

8h du matin

Je me lève et me prépare avant de prendre le taxi à Meknès, là où je vis, une ville située au nord du pays. Lorsque je trouve un taxi, je sais qu’il faut qu’il y ait au moins six personnes à l’intérieur du véhicule avant nous partions. Parfois, on attend jusqu’à 30 min pour que le taxi se remplisse ! Ensuite, je mets entre 45 min et 1h pour faire le trajet entre Meknès, ville où je réside et El Hajeb, l’un des zones du projet. 

9h30

C’est le début de ma journée, que je vais consacrer à rendre visite aux coopératives soutenues par CARE. Notre objectif est de favoriser l’autonomisation et l’insertion économique et sociale des femmes vulnérables à travers le regroupement en coopératives. Au Maroc, les inégalités persistent en matière d’accès au marché du travail. Le taux d’analphabétisme des femmes est élevé, et elles manquent de confiance en elles pour initier des activités génératrices de revenu et faire entendre leur voix au sein de leur communauté. Beaucoup sont de petites entrepreneuses qui ont parfois du mal à vendre leurs produits. Le regroupement de ces femmes Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC) leur permet d’augmenter leur productivité et leurs revenus et d’accéder plus facilement aux marchés où elles peuvent commercialiser leurs produits.

Mon objectif est de les accompagner et de les appuyer dans leurs démarches. Cela peut prendre de multiples formes. La majorité de ces femmes n’ont pas eu la chance d’apprendre à lire et à écrire et de poursuivre des études. Je les aide donc dans leurs démarches administratives ou leur dispense des formations sur diverses thématiques (étiquetage, emballage, gestion des conflits, etc).

Certains matins, je rends aussi visite aux partenaires de nos projets pour maintenir le lien avec eux ou chercher des opportunités pour les femmes de participer à des foires.

13H

Je fais une pause avant de me mettre en route vers une autre coopérative !

14h

Je dois retrouver un taxi, cela peut prendre du temps. Parfois entre 1h et 1h30, car beaucoup sont pleins. En général, je visite deux ou trois coopératives par jour.

J’aime sentir que je contribue à créer un changement et une amélioration des conditions de vie des femmes. Par exemple, il y a deux jours, une bénéficiaire m’a appelée pour me dire qu’elle avait un problème administratif qu’elle n’arrivait pas à régler. On s’est appelées, et je lui ai dit exactement quoi faire. 30 minutes après, elle m’a rappelé pour me remercier car grâce à mes conseils, elle avait pu trouver une solution !

17h30

A la fin de la journée et avant qu’il ne fasse nuit, je reprends un taxi pour rentrer sur Meknès.

Cela fait des journées actives, mais j’aime mon travail. J’ai toujours eu la fibre sociale. Je travaille chez CARE depuis juin 2018 mais je suis dans l’associatif depuis mes 18 ans.

Chez CARE, je vois les changements dans la vie de ces femmes que nous soutenons. Ça me donne beaucoup d’espoir de voir que des femmes comme Halima, que nous avons soutenue, sont optimistes et gardent la motivation pour poursuivre leur expérience d’entreprenariat féminin !

Le projet AVEC II au Maroc

À travers le monde, CARE soutient l’autonomisation économique des femmes grâce au développement d’Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC) et la création de micro-entreprises/coopératives. 

C'est le cas au Maroc, où nos équipes ont mené jusqu'en décembre dernier un projet permettant à plus de 1200 femmes d'avoir accès à l'entrepreneuriat dans les régions de l’Oriental, Fes-Meknes et Béni-Mellal- Khénifra.