10 février 2020

Comme Mikre, battons-nous pour mettre fin aux mariages forcés.

Dans le monde, une fille toutes les deux secondes est mariée avant ses 18 ans. Cette pratique prive les filles et les garçons de leur enfance, d’une éducation et surtout de leur liberté. Découvrez en vidéo l’histoire de Mikre qui s’est battue pour ses droits après avoir été mariée à 12 ans.

Mikre, mariée à l'âge de 12 ans en Ethiopie.

« Ma mère a arrangé ce mariage pour moi, sans que je ne sache quoi que ce soit. Alors, je me suis enfuie », raconte Mikre.

L’Éthiopie fait partie de ces pays où le mariage forcé est une pratique traditionnelle exercé dans un contexte de pauvreté et de vulnérabilité. Les conséquences de ces mariages précoces sont néfastes pour les petites filles : privation des droits, violences conjugales et surtout, l’arrêt presque systématique de la scolarité. Derrière cette pratique, les parents souhaitent souvent assurer la l’intégration de leur fille tout en préservant l’honneur de la famille.

« Après l’avoir mariée, Mikre m’a dit qu’elle préférait mourir plutôt que d’arrêter l’école », explique sa mère.

Grâce à son courage et sa détermination, Mikre a réussi à convaincre sa mère de mettre fin à son mariage. Aujourd’hui, la jeune fille a repris ses études et rêve de devenir docteure. Avec l’aide d’une association villageoise d’épargne et de crédit formée par CARE, Mikre élève ses propres poulets et gagne désormais assez d’argent pour payer ses fournitures scolaires et celles de ses sœurs.

« Une fois que j’aurais finis mes études, je veux pouvoir me marier avec la personne de mon choix » nous explique Mikre.

Et Mikre ne s’arrête pas là. Cette liberté regagnée l’a décidée à empêcher que ces mariages se reproduisent pour les autres filles de sa communauté. Avec le soutien de CARE, elle a déjà empêché plusieurs mariages forcés dans son village, dont celui de sa sœur

STOPPONS LES MARIAGES FORCÉS

Partout dans le monde, CARE se mobilise contre les mariages d’enfants, précoces et forcés. Nos programmes impliquent l’ensemble des acteurs d’une communauté – hommes, femmes, leaders religieux et autorités locales – et les sensibilisent aux conséquences néfastes de cette pratique. Dans tous nos programmes, nous défendons l’égalité femmes-hommes et aidons à lutter contre les normes sociales sexistes afin de produire des changements durables.

En Éthiopie, les communautés engagées ont empêché plus de 180 mariages précoces dans le cadre d’un de nos programmes.