02 septembre 2020

Harcèlement, agressions.... Dans le monde, près d’une femme sur deux est victime de violences sexistes et sexuelles au travail. Pour lutter contre ce fléau, trois actions complémentaires doivent être mises en place. Et pour cela, vous aussi, vous pouvez agir ! 

L'association CARE lutte contre les violences sexistes au travail
© CARE

Nous pouvons toutes et tous agir pour changer les comportements sexistes

Un homme sur quatre considère les violences sexuelles au travail comme normales, dans le monde. La première action est donc de sensibiliser les hommes sur les inégalités et violences sexistes : au sein des entreprises bien sûr, mais aussi au-delà et dès le plus jeune âge.

Il est aussi essentiel d’informer les femmes sur leurs droits pour qu’elles puissent agir. C’est pourquoi CARE organise des ateliers d’informations pour les femmes et soutient des syndicats de travailleuses partout dans le monde. 

Les entreprises doivent prévenir et sanctionner ces violences

La grande majorité des entreprises dans le monde n'ont aujourd'hui aucune politique interne contre les violences sexistes et sexuelles. De ce fait, la loi du silence prime et l’impunité est de mise. Pour preuve, en France, 70% des victimes de violences au travail déclarent n’en avoir jamais parlé à leur employeur*. Et quand elles le font, 40% estiment que la situation s’est réglée en leur défaveur.

C’est pourtant de la responsabilité des entreprises de protéger leurs employées. Depuis des années, CARE sensibilise les directions et managers, et aide les entreprises à instaurer des politiques contre les violences sexistes en Asie et en Amérique latine. Désormais, les travailleuses peuvent recourir à des procédures d’enquête en cas d'agression. Des comités garantissent l'étude rigoureuse de chaque cas afin que les sanctions soient adaptées.

Les Etats doivent imposer des réglementations strictes aux entreprises.

Un pays sur trois dans le monde ne dispose d’aucune mesure contre le harcèlement sexuel au travail, ce qui entretient l’inaction des entreprises.

Nous sommes pourtant à deux doigts d’une révolution importante. L’année dernière a été votée la toute première convention internationale contre les violences au travail. Mais aujourd’hui, ce texte n'a aucun impact car la quasi-totalité des pays, dont la France, ne l’ont toujours pas mis en place.

Alors c’est à notre tour d’agir !

Ensemble, demandons au président de la République française d’agir au plus vite. Cela contraindra les entreprises françaises et leurs filiales étrangères à lutter contre les violences sexistes au travail et à soutenir les travailleuses victimes de ces abus.

Signez notre pétition et demandez à E. Macron de ratifier au plus vite cette convention contre les violences !

*Enquête sur le harcèlement sexuel au travail, réalisée par l’Ifop en 2014 pour le compte du défenseur des droits