08 mars 2021

Lutter contre l’illettrisme pour permettre aux femmes de faire entendre leur voix

Imaginez ne pas pouvoir écrire votre prénom. Ne pas pouvoir lire un livre ou un bulletin de vote... Dans le monde, des millions de personnes souffrent d’illettrisme. Les femmes sont parmi les plus impactées. En Thaïlande, au Maroc et au Guatemala, CARE lutte contre ce phénomène grâce au projet Write Her Future en partenariat avec Lancôme. À l’occasion du 8 mars, découvrez leurs témoignages.  

En Thaïlande, CARE aide les femmes issues de minorités ethniques à réaliser leurs ambitions

L'association CARE France lutte contre l'illetrisme
© CARE

La Thaïlande bénéficie d’une grande richesse linguistique avec près de 60 langues parlées dans le pays ! La langue officielle, le thaï, est cependant peu parlée par certaines minorités qui ont leur propre langue maternelle. C’est notamment le cas des minorités Lua et Hmong qui vivent dans la province de Nan au nord-est de la Thaïlande. Dans la région, le décrochage scolaire est assez fréquent, particulièrement chez les filles souvent contraintes d’abandonner l’école pour aider leurs familles. Sans pouvoir apprendre la langue nationale, elles se retrouvent privées de leurs droits et d’opportunités d’avenir ! 

C’est pourquoi depuis 2017, CARE aide des femmes issues de ces communautés comme Wichayada à apprendre à lire et écrire en thaï. 

« [Aujourd’hui] je suis heureuse de retourner en classe et je suis fière de moi. J’avais dû abandonner l’école car je suis tombée enceinte. Plus tard, je veux travailler, gagner de l’agent pour pouvoir construire une maison et avoir ma propre ferme. »

Plus de 2 500 femmes ont déjà été soutenues dans le pays grâce à ce programme et ont désormais les compétences pour réaliser leurs rêves.  

Au Maroc, nos équipes permettent aux femmes d’accéder à de nouvelles opportunités

Avec son partenaire Lancôme, CARE soutient les femmes au Maroc
© CARE

Au Maroc, pour certaines mères qui n’ont pas eu accès à une éducation scolaire complète, s’impliquer dans la scolarité de leurs enfants est un véritable défi. 

C’est pourquoi nos équipes mettent en place des programmes d’alphabétisation et les accompagne aussi dans le développement d’activités génératrices de revenu : élevage, couture, pâtisserie, autant d'opportunités professionnelles qui s’ouvrent à elles ! Sur l’année scolaire 2019-2020, ce sont plus de 400 femmes et filles et 250 parents qui ont pu bénéficier de ce programme. 

« Je voulais poursuivre ma scolarité mais l’éloignement de l'école, l’absence de transport scolaire et l’absence d’encouragement de mes parents ne m'ont pas permis d'atteindre mon rêve. Le programme Write Her Future m'a permis de regagner ma confiance en moi. Il m’a aussi motivée à créer mon propre projet et devenir indépendante financièrement », témoigne Loubna qui a appris à lire et écrire grâce au projet et a participé à une formation en textile.  

Au Guatemala, nous encourageons les femmes à devenir des leadeuses au sein de leurs communautés

L'association CARE et Lancôme soutiennent l'alphabétisation des femmes au Guatemala
© CARE

Pour Catarina, comme pour beaucoup d’autres femmes mayas dans la région de K’iche au Guatemala, pouvoir terminer leurs études et communiquer en espagnol est un rêve devenu réalité. Dans les communautés autochtones guatémaltèques, les femmes et les filles ont très peu de chances d’accéder au système éducatif national.  

Sur place, CARE les forme à l’écriture et à la lecture mais aussi à leurs droits et les sensibilise à l’importance de participer à la vie de leur communauté. Aujourd’hui, les femmes qui ont pu participer au projet ont confiance en elles. Et comme Catarina, elles souhaitent devenir de véritables leadeuses au sein de leur village ! 

« J'ai obtenu mon diplôme et mon certificat du groupe d'alphabétisation. Cela me rend très heureuse et fière. Aujourd’hui, nous soutenons des mobilisations et protestations contre les injustices faites à l’encontre des femmes. J’ai réalisé que l'éducation était importante, en particulier pour les femmes autochtones, car nous n'avons pas d'opportunités sans éducation », affirme fièrement Catarina.