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2019 en photos. Retour sur nos actions contre les injustices partout dans le monde

D’importantes victoires pour les droits des femmes, la poursuite de notre lutte contre le changement climatique, mais aussi des réponses d’urgence aux pires crises humanitaires au Yémen ou au Mozambique suite au cyclone Idai… Cette année 2019 fut bien remplie. Retour en images sur quelques-unes des actions que nous avons pu réaliser grâce et avec vous !

Cyclones Idai et Kenneth en Afrique australe : répondre à l’urgence et lutter contre la faim

« Notre toit s’est envolé comme un oiseau. J’ai pris mon
frère par la main et nous avons couru aussi vite que possible pour trouver un
endroit sûr. Nous avions tellement peur », témoignait Mariamo, 16 ans,
juste après le passage du cyclone Idai.

Les
deux cyclones Idai et Kenneth ont dévasté le Mozambique, le Malawi et le Zimbabwe en mars 2019. Le bilan humain et matériel est
très lourd. Des villes entières ont été
rasées comme Beira, la quatrième ville du Mozambique. Près de deux millions de personnes ont été affectées par ces catastrophes, ont perdu leur maison et leurs sources de revenus.

 « J’ai perdu tous mes
biens : nos vêtements, mes chèvres, mes poulets et canards, mes récoltes.
Je n’ai plus rien pour nourrir mes enfants. Je ne sais pas comment nous
allons survivre », témoignait Margarida qui a dû dormir à même le sol avec
ses cinq enfants après la destruction de sa maison.


Grâce au soutien de ses donateurs et donatrices, CARE a apporté une aide d’urgence à plus de 300 000 personnes : abris, eau et nourriture.

Mais il reste encore beaucoup à faire, la phase de reconstruction va durer des années. Nous aidons désormais les agriculteurs à redémarrer leurs cultures et à diversifier leurs sources de revenus pour être plus résistants aux catastrophes naturelles. C’est d’autant plus vital que ces catastrophes et le changement climatique exacerbent la crise alimentaire en Afrique australe : 41 millions de personnes souffrent de la faim dans cette région.


Mettre fin aux violences sexistes au travail : l’adoption de la toute première convention internationale vient renforcer nos actions sur le terrain

En juin 2019, la toute première convention
internationale pour lutter contre le harcèlement et la violence au travail a
été votée à l’Organisation internationale du travail (OIT).
Depuis deux ans,
CARE militait pour son adoption : nous avons rencontré gouvernements,
entreprises et syndicats. Notre mobilisation citoyenne mondiale a rassemblé
plus de 200 000 personnes et 10 entreprises françaises. Aujourd’hui, nous
restons mobilisés pour que la convention soit ratifiée et mise en place par
chaque pays.


En parallèle, nous poursuivons nos actions sur le terrain.

Partout dans le monde, CARE lutte contre les violences faites aux femmes aussi bien dans la sphère privée que professionnelle. Nous défendons les droits des travailleuses grâce à des formations et l’apport de soutiens techniques : ouvrières dans les usines, travailleuses domestiques… Nous aidons également les entreprises à mettre en place des politiques contre le harcèlement et les agressions. 

« Quand mon supérieur a commencé à me harceler, j’avais peur de perdre mon travail si je le dénonçais. Après avoir suivie le programme CARE, j’ai eu le courage d’exiger que des dispositions soient prises face à cette situation. Deux jours plus tard, mon harceleur a été suspendu pour son comportement. Justice a été faite. Et j’ai désormais assez confiance pour protester contre toute forme de harcèlement », témoigne Fatema, ouvrière au Bangladesh.


Climat : aider les populations à s’adapter et interpeller les gouvernements pour limiter le réchauffement climatique

Le changement climatique affecte d’ores et déjà des
millions de personnes à travers le monde. La
dégradation de l’environnement par les humains (déboisement, culture sur brûlis,
utilisation de pesticides et engrais chimiques) couplée aux effets du
changement climatique (sécheresse ou inondations) détruisent la biodiversité et
affectent la fertilité du sol.

« Je n’ai pas reconnu ma terre natale lorsque
je suis revenue dans mon village après des années. Avant, il y avait d’énormes
arbres et beaucoup de végétation. Tout a disparu », témoigne Kelle en
Ouganda.

Les ressources en eau et nourriture s’amenuisent, menaçant de nombreuses communautés.

Partout dans le monde, CARE aide les communautés les plus
vulnérables à s’adapter aux impacts du changement climatique et à
préserver l’environnement.

Nos actions sont multiples : formations pour une agriculture durable ; mise en place de cultures résistantes aux aléas climatiques, projets de plantation de mangroves et de restauration de systèmes de défense côtiers ; mise en place de réseaux d’accès à l’eau…

« Les hommes ne voulaient pas creuser, alors nous l’avons fait ! Il fallait sauver nos récoltes de la sécheresse. Avec CARE et les autres femmes de mon village, nous avons creusé des « demi-lunes » dans le sol desséché et on les a et les a remplies de fumier, d’arbres et de plantes pour stocker l’eau de pluie. Maintenant, nous avons de l’eau pour nos plantations. L’époque où nous nous partions au lit le ventre vide est enfin terminée », explique Haoua au Niger.

Nous incitons les gouvernements à mettre en œuvre des politiques climatiques ambitieuses.

Parce qu’il faut éviter une catastrophe climatique mondiale, CARE participe aux négociations internationales sur le climat (les fameuses COP). En décembre 2020, les gouvernements devront annoncer leurs actions afin de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre dans l’objectif de rester sous la barre des 1,5°C de réchauffement climatique, comme annoncé lors de la COP21. Pour l’instant, on est loin du compte….

Nous continuerons donc notre mobilisation. Nous participons par exemple aux marches pour le climat et soutenons également l’Affaire du Siècle qui attaque la France en justice pour son inaction climatique. Cette action a été lancée en mai 2019 par quatre associations, Fondation pour la nature et l’homme, Greenpeace France, Notre affaire à tous et Oxfam France. 

Lutter contre le tabou des règles pour le respect de la vie et de la dignité des femmes

« J’ai eu mes premières règles à 11 ans. À cause de nos croyances,
je suis restée cachée pendant 7 jours. C’était comme une prison », se rappelle
une femme soutenue par CARE au Népal.

Dans le monde entier, les règles sont toujours la cible
d’interdits très forts ayant des conséquences dramatiques voire fatales pour
des milliards de filles et femmes
: considérées comme impures quand elles ont
leurs règles, elles sont exclues socialement voire exilées de leur maison ;
leur santé est mise en danger : dans le monde, 500 millions de femmes n’ont pas
accès à des protections hygiéniques saines ; à la puberté, beaucoup arrêtent
leur scolarité et voient leur chance de se construire un avenir meilleur disparaître.

CARE lutte contre le tabou des règles partout dans le monde :
séances d’information à la santé sexuelle et reproductive pour informer et
briser les préjugés, construction de toilettes et points d’eau adaptés aux
filles dans les écoles et les maisons, formations à la fabrication de
serviettes hygiéniques réutilisables ou distributions de cups lors d’urgences.

 « J’ai appris que
beaucoup de filles ratent l’école quand elles ont leurs règles et utilisent de
la bouse de vache parce qu’elles n’ont pas d’autres protections. Aujourd’hui,
je suis content de savoir comment fabriquer des serviettes hygiéniques pour mes
filles », témoigne l’un de nos bénéficiaires en Ouganda. 

<strong>En France aussi, nous nous sommes mobilisés avec vous pour libérer la parole sur les règles.</strong>

Car le meilleur moyen de combattre un tabou, c’est d’en parler.

  • En janvier, nous avons lancé une campagne d’information #RespectezNosRègles,
    soutenue par plus de 50 personnalités et collectifs féministes et vue par plus
    de 2 millions de personnes sur les réseaux sociaux.
  • En mai, nous avons organisé notre Period Party, une soirée de mobilisation avec des
    humoristes
    pour libérer la parole sans complexe sur le tabou millénaire des
    règles. Vous étiez plus de 400 à nos côtés.
  • En septembre, suite au suicide d’une jeune fille au Kenya après
    avoir été moquée pour une tache de sang sur ses vêtements, 12 influenceuses se
    sont engagées
    à nos côtés pour montrer l’inmontrable : le sang des règles.
    Cette action s’est faite avec le collectif féministe Les Nanas d’Paname.

Yémen : apporter une aide vitale et mettre fin aux ventes
d’armes françaises

Depuis quatre ans, une terrible guerre ravage le Yémen. C’est
aujourd’hui, la pire crise humanitaire au monde.

« Je pleure la nuit en pensant à notre situation. Depuis la
guerre je n’arrive pas à nourrir ma famille. La nuit, j’entends mes petits-enfants
pleurer de faim », explique Taqia qui vit avec sa fille et ses petits-enfants.

Au Yémen, plus de 100 000 personnes ont
été tuées par les violences et 80% de la population a besoin d’une aide d’urgence.
Les populations sont à bout de souffle, à bout d’espoir et l’action des ONG est
régulièrement entravée. Mais cela ne nous arrête pas. 


Dans des conditions extrêmement difficiles, nous apportons une aide à 1,5 million de personnes chaque mois.

Nos programmes sont multiples afin de couvrir les besoins de base des populations : nourriture, soutien à l’agriculture, distribution de semences et petits ruminants, réhabilitation des sources d’eau, construction de toilettes, soutien de maternités et centres de santé, formations professionnelles.

Ici, en France, nous avons multiplié nos actions pour mettre fin aux attaques contre les populations et les infrastructures civiles.

Nous appelons
le gouvernement français à mettre fin aux ventes d’armes françaises aux pays
impliqués dans ce conflit et soupçonnés de crimes de guerre au Yémen.

  • En mars, nous avons projeté un message sur la façade de
    l’Assemblée nationale
    pour mettre la France face à ses responsabilités. Cette
    mobilisation s’est faite avec Action contre la Faim, Médecins du Monde et Oxfam
    France.
  • En octobre, vous avez été plus de 22 000 à répondre à notre appel #PasEnMonNom
    et à interpeller vos députés afin d’exiger l’arrêt immédiat des ventes d’armes
    françaises aux pays impliqués dans la guerre au Yémen.
  • En novembre, le street-artiste yéménite Murad
    Subay
    s’est engagé à nos côtés et à réalisé une fresque pour appeler à la responsabilité collective
    à l’égard des civils, premières victimes du conflit au Yémen.
    Cette mobilisation s’est faite avec Action contre la Faim, ACAT, Amnesty
    International France, Médecins du Monde, Oxfam France et SumOfUs.

 « Chaque bombe fabriquée et expédiée vers
le Yémen peut briser des familles entières. Sur le corps des
Yéménites passent la guerre, l’hypocrisie internationale et les
armes », a déclaré Murad Subay.

G7 : défendre les droits des femmes auprès des gouvernements

« Pourquoi
le G7 devrait être féministe ? Parce qu’on ne peut pas exclure la moitié de
l’humanité des décisions politiques ! », explique Sophie Chassot,
chargée de plaidoyer pour CARE France.

Entre janvier et
août 2019, les associations CARE et Equipop ont coordonné les actions du Women 7,
une coalition d’organisations féministes des pays du G7 et du monde entier. Notre
mission principale était de s’assurer que les pays du G7 prennent des
engagements financiers et politiques en faveur de l’égalité femmes-hommes.

Pour cela, en
mai, nous avons réuni plus de 400 activistes féministes du monde entier afin de
remettre nos recommandations aux ministres du G7. En août, les équipes de CARE étaient présentes
au G7 pour porter la voix des femmes et associations féministes du monde
entier. Plusieurs engagements financiers ont été actés mais il reste encore
beaucoup à faire. L’accès à la santé et à l’éducation par exemple n’ont pas été
évoquées lors de ce G7.

Sur le terrain, nous poursuivons nos combats pour l'égalité femmes-hommes et le respect des droits de chaque femme.

Par exemple, nous soutenons des écoles et formons des professeurs pour soutenir la scolarisation des filles. Car l’éducation est cruciale pour informer les filles de leurs droits, leur donner les moyens d’améliorer leur avenir et de faire entendre leur voix.

« Je veux
défendre l’éducation des filles parce qu’il est important que nous ayons les mêmes
rôles que les hommes, que nous soyons aussi des leaders. On peut avoir des
femmes ministres ou une femme présidente », témoigne Jamila, 16 ans, qui étudie
dans l’une des écoles soutenues par CARE dans le plus grand camp de réfugiés au
monde, Daadab au Kenya. 

En 2020, nous poursuivrons nos actions auprès des gouvernements pour l'égalité.

Dans un contexte de recul global des droits des femmes, nous restons
mobilisés en faveur du respect des droits des femmes dans les politiques
nationales et internationales. En juin 2020, par exemple, États
et ONG vont se réunir 25 ans après la conférence de Beijing, une des
conférences les plus importantes sur les droits des femmes.
L’enjeu sera de faire un point sur les avancées des États. 

À suivre donc…

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