La vie détruite des femmes afghanes

« Les femmes et les filles [afghanes] connaissent le recul de leurs droits le plus important et le plus rapide depuis des décennies », a déclaré Michelle Bachelet, Haute-Commissaire aux droits de l’homme à l’ONU.

Un an après le changement de pouvoir, les femmes afghanes sont désormais privées d’éducation secondaire, interdites de se déplacer sans un homme, écartées de certains emplois. Les femmes sont reléguées au rang de « mineure sous tutelle d’un proche masculin » . Le gouvernement empêche les femmes afghanes de vivre. Ce qui les rend d’autant plus vulnérables en cette période de crise humanitaire et alimentaire.

Une personne sur deux souffre de la faim en Afghanistan

L’Afghanistan est plongé dans un tourbillon de crises économique et humanitaire. Près d’une personne sur deux, soit 19 millions de personnes, souffrent de la faim, selon les Nations unies (OCHA).

Et les femmes sont les premières impactées : 80 % des femmes interrogées par nos équipes se sont privées de nourriture en sautant des repas au cours des deux dernières semaines, préférant nourrir leurs enfants plutôt qu’elles-mêmes.

« La nourriture est tout simplement trop chère. Certains soirs, nous ne mangeons rien et allons-nous coucher le ventre vide », raconte une femme à nos équipes humanitaires.

Pour plus d’infos : chaque mois, découvrez nos décryptages sur l’actualité avec notre newsletter.

Des filles déscolarisées et mariées de force

À cause de cette crise brutale, beaucoup de familles se sont endettées, ont vendu tous leurs biens pour pouvoir manger. Certaines familles en grande détresse ont été contraintes de vendre leurs filles en bas âge.

On assiste à un fort accroissement de comportements qui nuisent particulièrement aux femmes. Tous les experts, dont nos équipes sur place, alertent : la crise humanitaire couplée aux reculs des droits des femmes va renforcer le nombre de mariages forcés et précoces.

Comment aider les femmes en Afghanistan ?

Malgré un contexte très compliqué, l’association CARE a soutenu plus de 550 000 personnes depuis l’été dernier, dont une majorité de femmes. En plus d’une aide d’urgence (distributions alimentaires et de biens de première nécessité), depuis 1961, nous soutenons l’autonomisation sociale et économique du pays.

Nous aidons les femmes et les filles afghanes :

  • accès aux soins de santé sexuelle et reproductive,
  • aide aux femmes victimes de violences,
  • soutien économique aux familles dirigées par des femmes,
  • soutien d’associations de femmes, notamment dans le domaine de l’agriculture,
  • soutien à l’éducation des filles.

© CARE