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Ebola en RDC : sous-financée, la riposte prend du retard sur le virus 

Alors que l’épidémie d’Ebola s’intensifie dans l’est de la République démocratique du Congo, l’ONG CARE alerte : des années de conflit et de sous-financement ont laissé le système de santé sans ressources pour répondre efficacement. Ce sont les femmes et les filles qui paient le prix le plus lourd — plus de 60 % des cas suspects. 

Cette épidémie est la troisième la plus importante jamais enregistrée en RDC. La souche Bundibugyo du virus Ebola ne dispose d’aucun vaccin ni traitement homologué. Une riposte efficace repose donc avant tout sur la détection rapide, la prévention des infections et la confiance des communautés. 

Les femmes sont plus exposées au virus du fait de leurs rôles de soignantes, de préparatrices de repas et de leur participation aux pratiques funéraires traditionnelles. Or dans un système de santé maternelle sous tension extrême, les femmes enceintes et allaitantes font face à des risques graves — fausses couches, complications, décès maternels — et renoncent souvent à consulter ou se voient refuser l’accès aux soins par peur de la contagion.

Faute de financement, 1,5 million de personnes ont perdu l'accès aux soins de santé primaires avant l’épidémie

Depuis le début de cette nouvelle épidémie déclarée le 17 mai 2026, les agents et agentes de santé font face à des pénuries d’équipements de protection individuelle, de fournitures d’hygiène et d’outils de diagnostic. Cette situation accroît considérablement leur risque d’infection et limite leur capacité à intervenir efficacement. 

« Avec un financement adéquat, nous aurions constitué des stocks prépositionnés et commencé à distribuer des fournitures essentielles comme les EPI dès le premier jour — mais nous avons démarré de zéro et perdu 10 jours. Quand les approvisionnements mettent des semaines à arriver depuis des hubs comme Nairobi et Kampala, le virus continue de se propager »
Dr Amadou Bocoum, Directeur de CARE République Démocratique du Congo.

Dans des zones difficiles d’accès et peu sûres comme DjuguIrumu et Mambasa, les conflits en cours allongent de plusieurs jours le transport terrestre à travers des terrains difficiles, retardant encore davantage l’acheminement d’une aide vitale. 

Pour ces communautés rurales, préserver ces cultures, c’est renforcer la sécurité alimentaire, maintenir la fertilité des terres et conserver une biodiversité agricole essentielle face aux changements climatiques.

L’ONG CARE appelle à une augmentation significative et immédiate du soutien financier et technique à la réponse humanitaire.

« Les agents et agentes de première ligne ne peuvent pas arrêter ce virus seuls sans les outils nécessaires. Sans une action mondiale coordonnée, ce sont les communautés qui en paieront le prix »
Robyn Savage, Directrice humanitaire itinérante de CARE.

Contact presse : Laurence Bondard 07 86 00 42 75 / bondard@carefrance.org 

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Que fait CARE en RDC ?

L’ONG CARE est présente en République Démocratique du Congo depuis 1994. CARE couvre 22 zones de santé dans le cadre de sa réponse Ebola. Dans la région de l’Ituri, CARE mobilise ressources et communautés pour contenir le virus et distribue des kits d’hygiène à 20 000 ménages.   

CARE recherche un financement de 6 millions USD sur neuf mois pour renforcer sa réponse : prévention et contrôle des infections dans 50 établissements prioritaires, formation des agents de santé, surveillance dans 12 zones à haut risque, et fourniture de kits d’hygiène à 20 000 ménages.

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