Au Bénin : les écoles des maris renversent la logique patriarcale
Nicodème illustre cette transformation profonde au Bénin. Dans la région du Couffo, CARE a développé un modèle innovant : les écoles des maris. Ces espaces de discussions hebdomadaires réunissent des hommes pour déconstruire ensemble les stéréotypes de genre et s’engager concrètement en faveur des droits des femmes. Ce sont plus de 108 hommes qui participent au programme, contribuant à faire baisser la tolérance aux violences conjugales et à instaurer un dialogue nouveau au sein des familles. Moins de violences et tensions profitent à tous les membres de la famille.
Le projet va plus loin. En remettant en cause l’idée que la santé maternelle serait uniquement « une affaire de femmes », les écoles des maris redéfinissent la place des hommes dans leurs communautés. Afin de protéger leur famille et communautés des risques de décès maternels et infantiles, les participants identifient les manques dans les maternités locales et agissent : financement de moustiquaires pour protéger les femmes enceintes du paludisme, achat de tensiomètres pour le suivi prénatal.
Au-delà de la santé, les hommes s’engagent aussi pour la sécurité des femmes. Dans la région du Couffo, ils ont financé la construction de latrines sécurisées dans un village pour que les femmes ne soient plus exposées aux agressions lors de leurs déplacements nocturnes.
En passant d’une logique de domination à une posture d’allié, ces hommes contribuent à réduire les violences basées sur le genre et à améliorer durablement la vie de leurs communautés.
Au Kosovo : le projet Super Dad, ou comment réinventer la paternité
Au Kosovo, CARE a lancé le programme Super Dad avec un objectif : encourager les pères à s’investir pleinement dans l’éducation et le soin de leurs enfants.
Ce partage des responsabilités parentales transforme le quotidien des familles. Les pères développent une connexion émotionnelle plus forte avec leurs enfants et les relations au sein du foyer deviennent plus saines et plus équilibrées. Mais les effets dépassent la sphère familiale : en s’impliquant davantage à la maison, les pères libèrent du temps pour les mères, qui peuvent s’engager dans des activités génératrices de revenus. L’autonomisation économique des femmes cesse d’être perçue comme une menace, elle devient un bénéfice pour toute la famille.
Pour CARE, changer les comportements demande de s’attaquer à leurs racines.
L’objectif est d’élever une nouvelle génération de pères qui répondent aux conflits par le dialogue et non par la domination. Présente depuis 1993 au Kosovo, CARE agit pour que l’égalité de genre ne soit plus un idéal mais une réalité construite ensemble, par les femmes et les hommes.
Depuis plus de 80 ans, l’association CARE lutte contre la pauvreté et toutes les formes d’injustices dans le monde, notamment entre femmes et hommes.
Pourquoi ? Parce que le développement d’une société ne peut être durable que si les droits de toutes et tous sont respectés. Nous menons des actions qui transforment positivement la vie des personnes et renforcent l’ensemble des communautés.
Rejoignez la communauté #WeCARE. Ensemble, ça change tout !