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Maroc. Une journée avec Nadia, conseillère terrain pour CARE

Nadia vit à Meknès,
une ville au nord du pays. Depuis 2 ans, elle travaille aux côtés de CARE et
encourage les femmes à devenir entrepreneuses. Découvrez son quotidien auprès
des femmes qu’elle aide et la fierté qu’elle éprouve à créer un changement dans leur
vie.

8h du matin

Je me lève et me
prépare avant de prendre le taxi à Meknès, là où je vis, une ville située au
nord du pays. Lorsque je trouve un taxi, je sais qu’il faut qu’il y ait au
moins six personnes à l’intérieur du véhicule avant nous partions. Parfois, on
attend jusqu’à 30 min pour que le taxi se remplisse ! Ensuite, je mets
entre 45 min et 1h pour faire le trajet entre Meknès, ville où je réside et El
Hajeb, l’un des zones du projet. 

9h30

C’est
le début de ma journée, que je vais consacrer à rendre visite aux coopératives
soutenues par CARE. Notre objectif est
de favoriser l’autonomisation et l’insertion économique et sociale des
femmes vulnérables à travers le regroupement en coopératives.
Au Maroc, les
inégalités persistent en matière d’accès au marché du travail. Le taux
d’analphabétisme des femmes est élevé, et elles manquent de confiance en elles
pour initier des activités génératrices de revenu et faire entendre leur voix
au sein de leur communauté. Beaucoup sont de petites entrepreneuses qui ont
parfois du mal à vendre leurs produits. Le regroupement de ces femmes Associations
Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC) leur permet d’augmenter leur
productivité et leurs revenus et d’accéder plus facilement aux marchés où elles
peuvent commercialiser leurs produits.

Mon objectif est
de les accompagner et de les appuyer dans leurs démarches.
Cela peut prendre de
multiples formes. La majorité de ces femmes n’ont pas eu la chance d’apprendre
à lire et à écrire et de poursuivre des études. Je les aide donc dans leurs
démarches administratives ou leur dispense des formations sur diverses
thématiques (étiquetage, emballage, gestion des conflits, etc).

Certains matins,
je rends aussi visite aux partenaires de nos projets pour maintenir le lien
avec eux ou chercher des opportunités pour les femmes de participer à des
foires.

13H

Je fais une pause
avant de me mettre en route vers une autre coopérative !

14h

Je dois retrouver
un taxi, cela peut prendre du temps. Parfois entre 1h et 1h30, car beaucoup
sont pleins. En général, je visite deux ou trois coopératives par jour.

J’aime sentir que
je contribue à créer un changement et une amélioration des conditions de vie
des femmes.
Par exemple, il y a deux jours, une bénéficiaire m’a appelée pour
me dire qu’elle avait un problème administratif qu’elle n’arrivait pas à
régler. On s’est appelées, et je lui ai dit exactement quoi faire. 30 minutes
après, elle m’a rappelé pour me remercier car grâce à mes conseils, elle avait
pu trouver une solution !

17h30

A la fin de la
journée et avant qu’il ne fasse nuit, je reprends un taxi pour rentrer sur
Meknès.

Cela fait des
journées actives, mais j’aime mon travail. J’ai toujours eu la fibre sociale.

Je travaille chez CARE depuis juin 2018 mais je suis dans l’associatif depuis mes
18 ans.

Chez CARE, je
vois les changements dans la vie de ces femmes que nous soutenons.
Ça me donne
beaucoup d’espoir de voir que des femmes comme Halima, que nous avons soutenue, sont optimistes et
gardent la motivation pour poursuivre leur expérience d’entreprenariat féminin !

Le projet AVEC II au Maroc

À travers le monde, CARE soutient l’autonomisation économique des
femmes grâce au développement d’Associations Villageoises d’Épargne et
de Crédit (AVEC) et la création de micro-entreprises/coopératives. 

C’est
le cas au Maroc, où nos équipes ont mené jusqu’en décembre dernier un
projet permettant à plus de 1200 femmes d’avoir accès
à l’entrepreneuriat dans les régions de l’Oriental, Fes-Meknes et
Béni-Mellal- Khénifra. 

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