Si les règles sont une épreuve pour des
milliards de femmes, elles sont un véritable calvaire pour les réfugiées qui
fuient la guerre et les persécutions. En Ouganda, Harriet aide les femmes
réfugiées à vivre leurs règles dignement. Après avoir fui le Soudan du Sud,
elle a rejoint nos équipes et distribue des cups menstruelles dans un camp de
réfugiés. C’est une solution durable pour ces femmes et ces filles qui avant
n’avaient rien d’autre que des vieux tissus ou des feuilles pour leurs règles.

« La
plupart des femmes n’ont pas les moyens de s’acheter des protections
hygiéniques »
Quand on quitte sa maison dans la précipitation
pour fuir des violences, on voyage souvent avec très peu de biens. Autant dire
que les protections hygiéniques sont loin d’être une priorité. Durant leur périple
vers un endroit sûr et leur exil dans une autre région ou un pays voisin, il
est difficile pour les filles et les femmes de trouver des produits adaptés
pour leurs règles.
C’est souvent un problème passé sous silence,
car considéré comme n’étant pas une question de vie ou de mort. C’est une idée fausse car il en
va de la santé et de la dignité de millions de filles et de femmes. Car faute
de protections adaptées, les filles et les femmes sont forcées d’utiliser de
vieux tissus, de la boue ou des feuilles comme protections hygiéniques, ce qui peut
favoriser de graves infections.
C’est notamment le cas en Ouganda où vit désormais plus d’un million de
réfugiés qui ont fui le Soudan du Sud et la République démocratique du Congo.
Plus de 80% de
ces réfugiés sont des femmes ou des enfants.
« La plupart des familles
n’ont pas de quoi subvenir à leurs besoins de base et ne peuvent pas acheter
des serviettes hygiéniques. Beaucoup de filles ratent l’école pendant leurs
règles et arrêtent ensuite progressivement », explique Harriet.
CARE
s’engage pour permettre à toutes les femmes de vivre leurs règles dignement
Harriet fait partie des femmes réfugiées
qui ont fui la guerre au Soudan du Sud. Dans son pays, elle travaillait comme institutrice dans une école
maternelle. Lorsqu’elle est arrivée en Ouganda il y a deux ans, elle a été accueillie
dans un camp de réfugiés. Harriet a
souhaité s’engager pour les communautés présentes et particulièrement pour les
femmes. Avec CARE, Harriet participe
désormais à un projet de distribution de cups menstruelles auprès des
réfugiées.
Tout comme les serviettes hygiéniques
lavables, les cups menstruelles sont une alternative efficace et durable aux
autres protections hygiéniques jetables. Elles permettent aux femmes et aux
filles de vivre leurs règles sereinement et sont réutilisables pendant 10 ans.
Elles ne produisent pas de déchets et leur nettoyage nécessite peu d’eau.
Harriet est aujourd’hui elle-même une utilisatrice convaincue !
« La coupe menstruelle a changé ma vie
», déclare Harriet. « Au début, mon mari craignait que ce ne soit dangereux
pour moi. Mais maintenant, il est convaincu et moi aussi. Lorsque j’ai mes
règles, je me sens complètement libre et propre. Je ne suis plus coincée à la
maison. »

Ensemble, brisons le tabou des règles !
Une femme a ses règles en moyenne entre 2 555 et 3 000 jours dans sa vie,
soit plus de 8 ans au total ! Pour trop de femmes et les filles, leurs règles
correspondent à autant de jours perdus à éprouver un sentiment de honte ou être
victimes de terribles discriminations. Il faut que les choses changent !
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