Rejoice vit au Zimbabwe. Dans l’école où elle enseigne,
plusieurs filles étaient fréquemment absentes plusieurs jours par mois. La
raison ? Elles avaient leurs règles. Honte, manque de toilettes les forçaient à
rester chez elles. Découvrez comment Rejoice et nos équipes ont aidé ces jeunes
filles à revenir à l’école.

« Les filles étaient parfois renvoyées chez elles
lorsqu’elles avaient leurs règles »
Le tabou des règles a de nombreuses conséquences sur la vie
de millions de filles. Dans le monde, 500 millions de filles et femmes n’ont
pas accès à des protections périodiques, et une femme sur trois n’a pas accès à
des toilettes propres et sûres. C’est
l’un des facteurs principaux de déscolarisation des filles dans de nombreux
pays.
Dans l’école dans laquelle enseigne Rejoice au Zimbabwe, le
manque d’information et l’absence d’infrastructures sanitaires adaptées ont
longtemps contraint de nombreuses filles à manquer l’école plusieurs jours par
mois. Le personnel enseignant se trouvait démuni.
« Avant, nous
n’utilisions pas de produits pour nettoyer les toilettes. Ce n’était donc pas
très propre, et nous ne savions pas quoi faire. »
Les filles qui venaient en classe étaient confrontées aux
moqueries des autres élèves lorsqu’elles tâchaient leurs vêtements et ne
pouvaient participer à toutes les activités.
« Les filles
n’étaient pas à l’aise du tout, notamment en cours de sport. Beaucoup avaient
honte. Nous ne savions pas comment les aider. »
« Nous sommes maintenant en mesure d’informer les élèves »
CARE est intervenue dans l’école de Rejoice pour briser ce
tabou et offrir des solutions aux élèves. Aujourd’hui, toutes les jeunes filles
peuvent poursuivre leur scolarité sereinement.
Des toilettes saines et adaptées aux filles ont été installées.
Le personnel enseignant a été sensibilisé à leur entretien et aux solutions
d’assainissement.
« Nous sommes maintenant en mesure d’informer les élèves et
de les aider. Et les toilettes contiennent même des serviettes hygiéniques. »
Des miroirs y ont également été installés. Les filles sont
désormais plus confiantes car elles peuvent s’assurer que leur uniforme n’est
pas tâché.
L’école organise également des cours de sensibilisation et
dispose d’un club de santé qui aborde les sujets liés à la puberté. Chaque
semaine, les filles y apprennent à fabriquer leurs propres serviettes
hygiéniques et tampons réutilisables. Ce club est un lieu d’échange, qui
contribue à lever les interrogations et les préjugés autour des règles.
Et les changements ont été rapides au sein de
l’établissement !
« Les garçons aussi ont changé de comportement. Les filles
ne se sentent plus isolées. Je n’ai jamais vu mes étudiants aussi épanouis ».
Mieux encore, les professeurs ont constaté une augmentation
du taux de réussite scolaire.
La preuve que grâce à des actions concrètes, nous pouvons
contribuer à vaincre ce tabou !
Ensemble, brisons le tabou des règles !
Une femme a ses règles en moyenne entre 2 555 et 3000 jours
dans sa vie, soit plus de 8 ans au total ! Pour trop de femmes et les filles,
leurs règles correspondent à autant de jours perdus à éprouver un sentiment de
honte ou être victimes de terribles discriminations. Il faut que les choses
changent !
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