CARE contribue à l’épanouissement des filles et des garçons au Bénin par la promotion de leurs droits, la lutte contre l’exploitation et les violences et l’amélioration de leurs conditions de vie.
Contexte
Les enfants, particulièrement exposés aux violences au Bénin
Au
Bénin comme dans de nombreux pays, les enfants sont parmi les plus vulnérables
face aux violences. Malgré les engagements de l’Etat, 91% des enfants de moins
de 14 ans ont vu leurs droits violés, ont été exploités ou ont subi des
violences physiques et psychologiques entre 2017 et 2018
Des violences aux origines multiples
Parce qu’il y a un manque de connaissance de ces droits et
des possibilités juridiques qui s’offrent aux victimes, les cas de violences
sont peu dénoncés et les auteurs ne sont pas condamnés.
Cette impunité est
renforcée par un manque d’application des lois qui protègent les enfants, par
la précarité des familles touchées et par le faible taux d’enregistrement des
naissances dans certaines régions, processus qui octroie une existence légale
aux nouveau-nés.
Un taux de violences élevé dans le département de la Donga
Les violations des droits des filles et des garçons sont
très répandues dans le département de la Donga qui fait face, plus que le reste
du pays, à la pauvreté et à une faible scolarisation. Sur les communes de
Djougou et Ouaké, 25% des filles âgées de 15 à 19 ans sont mariées et
nombreuses sont celles qui ont subi le traumatisme des mutilations génitales.
Objectif
Contribuer au respect des droits des enfants et à la lutte
contre les violences, la traite et l’exploitation dont ils peuvent être
victimes dans le département de la Donga au Bénin.
Activités
- Sensibiliser les populations aux droits de l’enfant :
matériel de communication, organisation de sessions de sensibilisation auprès
de différents acteurs (enfants, parents, leaders et élus locaux) aux droits de
l’enfant et à la lutte contre la traite et l’exploitation. - Soutenir les enfants victimes de violences : aide à 100
enfants victimes (aide alimentaire, médicale, psychologique, etc), formation
des acteurs impliqués dans la surveillance, le signalement et la réinsertion
des victimes. - Encourager l’accès des enfants à la justice : soutien
juridique à 50 filles et garçons en conflit avec la loi par des mesures
appropriées, renforcement des mécanismes de prise en charge (cliniques
juridiques). - Encourager l’enregistrement des naissances à l’état civil :
mise en place d’un logiciel adapté dans les communes de Djougou et Ouaké,
formation des agents à son utilisation, mobilisation de collectifs
communautaires pour faciliter le processus d’enregistrement des enfants à
l’état civil.
La lutte contre la pandémie du COVID-19
Dans le cadre de la réponse à la pandémie de Covid-19, le
projet « Ko Hatchi » met également en place des activités de prévention auprès
des populations.
- Prévenir
l’épidémie : acquisition d’équipements (type dispositifs de lavage des mains),
distribution de kits de protection pour les communautés, et mise en place d’une
surveillance épidémiologique communautaire (formation de leaders locaux aux
gestes barrières, aux symptômes du virus afin qu’ils puissent référer des cas
suspects aux autorités compétentes). - Sensibiliser
les populations : élaboration de matériel de sensibilisation, animation
d’émissions radio pour informer les communautés.