En Roumanie, plus de 54 000 enfants abandonnés ont besoin d'aide. Les associations CARE France et SERA luttent pour le respect des droits des enfants et leur apportent une aide sociale et médicale. 

Le drame des enfants abandonnés en Roumanie

Il y a 30 ans, le monde entier découvrait les orphelinats roumains, de véritables mouroirs où 120 000 enfants vivaient dans un dénuement extrême. Certains restaient attachés à leur lit toute la journée. En 1989, l’abandon était devenu un acte banal soutenu par l’Etat. Ce système n'a été abrogé qu'en 1997. 

Depuis, d'importants progrès ont été réalisés, mais beaucoup reste à faire. Contrairement aux attentes, les abandons en Roumanie ont peu diminué, notamment à cause de la lente évolution des mentalités et de l’absence de services sociaux publics et médicaux dans les zones rurales. En 2018, 54 000 enfants étaient toujours sous la tutelle de l’Etat. Et trop d'entre eux vivent dans des établissements non adaptés.  

Plus de 85 000 enfants vulnérables ont déjà été aidés par SERA et CARE

SERA (Solidarité Enfants Roumains Abandonnés) travaille en Roumanie depuis 1990 pour la protection des enfants en difficulté : abandonnés, gravement malades ou en situation de handicap. Depuis 2003, CARE a fusionné avec SERA et soutient désormais les équipes locales à garantir le respect des droits des enfants. 

Voici l'ensemble des programmes que nous mettons en place, en partenariat avec les autorités nationales et locales :

  • prévention des grossesses non désirées : programme de planning familial itinérant.
  • prévention de l'abandon en aidant les familles en difficulté à garder leurs enfants : aides financières et psychosociales aux familles, création et soutien de centres thérapeutiques pour enfants en situation de handicap...
  • « désinstitutionalisation » des enfants : travail de réintégration des enfants dans leurs familles, proches ou éloignées, développement de réseaux de familles d'accueil...Par exemple, nous avons contribué à fermé 87 orphelinats vétustes et inadaptés datant de l'époque de Ceasusescu. 
  • amélioration des conditions de vie pour les enfants qui restent en institution : création de maisons de type familial, accès à des activités de rééducation grâce à des centres thérapeutiques pour enfants en situation de handicap, accès aux soins médicaux, et en cas d'urgence équipement et travaux d'entretien dans certaines institutions (sanitaires, chauffage, minibus...).